Volume 46, numéro 2, 2025 Open Call / Gender and Climate Justice
Issue 46.2 (2025) is dedicated to Tanja Harrison. The cover image, "Fish," is a ceramic tile created by Tanja in 2024.
Sommaire (24 articles)
Open Call 2025
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In Memory of Tanja Harrison
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A New Atlantis? Shifting Shorelines and Salt Marshes: Between Third and Fourth Wave Feminism in the Twenty-first Century
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Of Two-Spirit and Indigenous Queerness: Indigenous Queerness Today
Nicolas Côté-Saucier
p. 12–28
RésuméEN :
This article examines Indigenous queerness by moving beyond the literal definition of “two-spirit” to explore the diversity and commonalities of Indigenous queer identities. Through detailed analysis of three distinct examples—the Diné/Navajo Nádleehi, the Shoshone Tainna wa'ippe, and the Inuit Sipiniq—this article demonstrates the vast differences in Indigenous gender systems while identifying four unifying characteristics: spirituality, fluid notions of gender/sexuality, connections to tradition, and a state of “in-betweenness.” This article concludes by examining contemporary indigiqueer realities, highlighting ongoing challenges such as historical disconnection, community homophobia, racism in queer spaces, and lack of intersectional approaches, while acknowledging positive social changes and increasing representation in mainstream media.
FR :
Cet article examine l'altersexualité autochtone (Indigenous queerness) en allant au-delà de la définition littérale de « bispiritualité/Two-Spirit » pour explorer la diversité et les points communs des identités altersexuelles autochtones. À travers une analyse détaillée de trois exemples distincts - les Nádleehi Diné/Navajo, les Tainna wa'ippe Shoshone et les Sipiniit Inuits - cet article démontre les vastes différences dans les systèmes de genre autochtones tout en identifiant quatre caractéristiques unificatrices : la spiritualité, la fluidité de genre/sexualité, le rapport à la tradition et l'état d'« entre-deux » (in-betweenness). Cet article conclut en examinant les réalités indigiqueers contemporaines, en soulignant les défis persistants tels que la déconnexion historique, l'homophobie dans les communautés, le racisme dans les espaces queers et le manque d'approches intersectionnelles, tout en reconnaissant les changements sociaux positifs et l'augmentation de la représentation dans les médias populaires.
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Masculinities at the Crossroads: Theoretical Insights into Gendered Violence and Social Class in Taslima Nasrin's Lajja
Sanjana Chakraborty et Dhananjay Tripathi
p. 29–41
RésuméEN :
The present article critically examines the intricate tapestry of gendered space within Taslima Nasrin’s Lajja (2014). It aims to unravel the social positionality of men within minority communities in conflict scenarios. Primarily based on the theories of Susan Bordo, Michael Kimmel, and Raewyn Connell, among others, the paper underscores the complexities surrounding gendered violence and the formation of male identity. It highlights the emergence of subaltern masculinity, layered with the embodied realities of masculinity. This fosters a sense of “otherness” among men belonging to minority groups. It furthers the psychological and physical trauma borne by male bodies in the discourse of gender-based violence. This paper delves into the intricate intersections of racial and ethnic identities within social class dynamics, unraveling the multifaceted expressions of masculinity within diverse communities. Through a lens focused on gendered violence, I explore the unique challenges and experiences faced by men navigating the complex terrain of multiple intersecting identity factors. The research probes into the systematic invisibility of victims who identify as men on the gender spectrum, juxtaposed with their unjust association with the image of the perpetrator. In essence, this study contributes to the theoretical discourse surrounding the connections between masculinities and social class, unraveling the multifaceted layers of gendered violence against men within the unique socio-cultural context depicted in Lajja.
FR :
Le présent article offre une analyse critique de la complexité des espaces réservés aux hommes ou aux femmes dans Lajja (2014) de Taslima Nasrin. Il vise à éclaircir la position sociale des hommes au sein des communautés minoritaires dans les scénarios de conflit. S’appuyant principalement sur les théories de Susan Bordo, Michael Kimmel et Raewyn Connell, entre autres, l’article souligne les complexités entourant la violence fondée sur le genre et la formation de l’identité masculine. Il met en lumière l’émergence d’une masculinité subalterne, à laquelle s’ajoutent les réalités incarnées de la masculinité. Cela favorise un sentiment d’« altérité » chez les hommes appartenant à des groupes minoritaires, qui renforce le traumatisme psychologique et physique que subissent les corps masculins dans le discours sur la violence fondée sur le genre. Cet article se penche sur les intersections complexes des identités raciales et ethniques au sein de la dynamique des classes sociales, révélant les multiples facettes de l’expression de la masculinité au sein de diverses communautés. En adoptant un point de vue axé sur la violence fondée sur le genre, j’explore les défis particuliers et les expériences vécues par les hommes confrontés à l’entrecroisement complexe de plusieurs facteurs identitaires. La recherche examine l’invisibilité systématique des victimes qui s’identifient comme des hommes sur le continuum des genres, juxtaposée à leur association injuste avec l’image de l’agresseur. Essentiellement, cette étude enrichit le discours théorique sur les liens entre masculinité et classe sociale, en révélant les multiples facettes de la violence fondée sur le genre à l’encontre des hommes dans le contexte socioculturel unique dépeint dans Lajja.
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“Coming In” to Queer Psychology: The Value of Blending Queer Theory and Psychology in Critical Autoethnography
Alicia Wright, Phillip Joy et Conor Barker
p. 42–46
RésuméEN :
This commentary reflects upon an Honours thesis undertaken in 2024-2025 to analyze the subjective experience of coming out in adulthood through critical autoethnography. The method used, which blends autobiography with ethnographic observation, was rooted in psychological frameworks and drew upon queer theory—a scholarly perspective that challenges and attempts to disrupt heteronormative assumptions of gender and sexuality—to analyze the first author’s experience of changes in sexual orientation in her thirties. The authors discuss the challenges, and ultimate benefit, of interweaving psychology, which tends to be grounded in positivist and structured views, with queer theory, which promotes fluidity and resists established norms. Sharing their unique perspectives, each author contributed to this essay from their respective discipline, highlighting the possibilities that appear when holding two seemingly opposing theoretical tensions; not just in understanding experiences of diversity among sexual orientation identities, but also in questioning the traditional boundaries of research and the complexity of human experience. As researchers who are also part of the queer community, the authors found great value in queering psychology scholarship, supporting a need for diverse representation within academia.
FR :
Ce commentaire porte sur une thèse honorifique rédigée en 2024-2025 qui analysait l’expérience subjective du dévoilement de l’orientation sexuelle à l’âge adulte, au moyen d’une autoethnographie critique. La méthode utilisée, qui allie l’autobiographie et l’observation ethnographique, s’appuyait sur des cadres psychologiques et sur la théorie queer – une approche scientifique qui remet en question et cherche à déconstruire les suppositions hétéronormatives liées au genre et à la sexualité – pour analyser l’expérience de la première auteure quant aux changements de son orientation sexuelle survenus dans la trentaine. Les auteurs abordent les défis, ainsi que les avantages ultimes, d’associer la psychologie, qui a tendance à être fondée sur des points de vue positivistes et structurés, à la théorie queer, qui encourage la fluidité et remet en question les normes établies. En partageant leurs points de vue uniques, chaque auteur a contribué à cet essai selon sa discipline respective, mettant en lumière les possibilités qui émergent lorsque l’on tient compte de deux tensions théoriques apparemment opposées; non seulement pour mieux comprendre la diversité des expériences liées à l’orientation sexuelle, mais aussi pour remettre en question les limites traditionnelles de la recherche et la complexité de l’expérience humaine. En tant que chercheurs faisant eux-mêmes partie de la communauté queer, les auteurs reconnaissent la valeur qu’apporte l’intégration d’un point de vue queer dans les recherches en psychologie, soulignant ainsi la nécessité d’une représentation diversifiée au sein du milieu universitaire.
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Intersectional Promises: How Well did the Canadian National Action Plan to End Gender-Based Violence Integrate an Intersectional Approach?
Olesya Kochkina
p. 47–59
RésuméEN :
It took more than ten years of feminist advocacy for the Canadian government to adopt the National Action Plan (NAP) to End Gender-Based Violence (GBV) on November 9, 2022. This study is among the first to trace the development of and critique the NAP. Specifically, I interrogate how well is the NAP grounded in an intersectional approach. Using the adjusted Intersectionality-Based Policy Analysis (IBPA) and qualitative content analysis as research methods, I argue that the recently adopted NAP is premised on a deflated definition of intersectionality and lacks attention to the role of existing policies in reproducing social inequalities. The NAP fails to centre the voices of those most affected and to demonstrate an in-depth understanding of systemic causes and effects of GBV resulting in different intersectional needs of various at-risk groups. As a consequence, the NAP provides symbolically intersectional solutions that are unlikely to be effective in addressing GBV. In addition, the NAP relies on non-intersectional data for progress assessment, and it is without built-in mechanisms for meaningful engagement of the most affected groups. With such a design, the current NAP will not be able to achieve the stated vision of a Canada free from GBV.
FR :
Ce n’est qu’après plus de dix ans de défense des droits des femmes que le gouvernement canadien adopte, le 9 novembre 2022, le Plan d’action national (PAN) pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe (VFS). Cette étude est l’une des premières à retracer l’évolution du PAN et à en faire une critique. Plus précisément, j’examine dans quelle mesure le PAN repose sur une approche intersectionnelle. En utilisant la version adaptée de l’analyse des politiques fondée sur l’intersectionnalité (IBPA) ainsi qu’une analyse qualitative de contenu, je soutiens que le PAN récemment adopté repose sur une définition édulcorée de l’intersectionnalité et néglige le rôle des politiques existantes dans la reproduction des inégalités sociales. Le PAN ne fait pas entendre la voix des personnes les plus touchées et ne démontre pas une compréhension approfondie des causes et des effets systémiques de la VFS, qui se traduisent par des besoins intersectionnels différents selon les groupes à risque. Par conséquent, le PAN propose des solutions symboliquement intersectionnelles qui ne seront probablement pas efficaces pour lutter contre la VFS. De plus, le PAN s’appuie sur des données non intersectionnelles pour évaluer les progrès réalisés, et il ne comporte pas de mécanismes intégrés permettant une participation significative des groupes les plus touchés. De ce fait, le PAN actuel ne sera pas en mesure de concrétiser la vision d’un Canada exempt de VFS.
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Ejaculate Responsibly: A Whole New Way to Think about Abortion
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AMI Working Papers
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Family Caregiving as Health Work: A Critical Perspective on the Value of Supporting a Loved One Aging at Home
Mary Rita Holland
p. 63–72
RésuméEN :
This paper uses the example of family caregivers in Atlantic Canada to shed light on the invisible emotional labour—or health work—required to maintain the home as a site of care and manage disrupted meanings of home space and family relationships. It provides an overview of feminist political economics perspective to illustrate the history of women’s exploitation, the extent of their invisible health work, and the impact of private home care and aging-in-place policies on their experiences of home. A critical perspective on gendered, familial care providers and their relationship to the care environment contributes to knowledge of the impact of imposing long-term care policy on domestic relationships and places.
FR :
Cet article s’appuie sur l’exemple des aidants familiaux dans les provinces de l’Atlantique canadien pour illustrer le travail émotionnel invisible – ou travail en santé – qu’implique le maintien du domicile comme lieu de soins et la gestion des bouleversements liés à l’espace domestique et aux relations familiales. Il offre un aperçu du point de vue féministe à l’égard de l’économie politique pour montrer l’exploitation historique des femmes, l’ampleur de leur travail invisible en santé, ainsi que les répercussions des soins à domicile privés et des politiques de vieillissement à domicile par rapport à leur expérience du foyer. Pour comprendre les conséquences de l’imposition d’une politique de soins de longue durée sur les relations et les milieux familiaux, il faut poser un regard critique sur les aidants familiaux selon leur genre et sur leur rapport à l’environnement de soin.
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Institutionalizing Women Empowerment in Nigeria: The Contributions of the Federal Ministry of Women Affairs to Sustainable Development
Adebola Esther Osegboun
p. 73–85
RésuméEN :
Women empowerment is an indicator of social change and an important goal in achieving sustainable development worldwide (United Nations n.d.). Historically and across nations until today, men have had greater access to power and resources and more socio-politico-economic opportunities. In Nigeria, the plights of women are becoming more appalling as men are properly positioned to benefit and advance professionally and socially. Women in Nigeria need to be empowered because their contributions to national development is far too significant to be ignored. While literature abounds on women empowerment in Nigeria, there is a dearth of research on the contributions of the Federal Ministry of Women Affairs and Social Development (FMWASD) to women empowerment. It is against this background that this article examines the contributions of the FMWASD to sustainable development in Nigeria through its various women empowerment efforts from 2011-2021. This work is expected to contribute to the efforts to raise public and government attention to the need to foster women’s agency and for the government to be able to deliver on its mandate.
FR :
L’autonomisation des femmes est un indicateur de changement social et un objectif important pour atteindre le développement durable dans le monde entier (Nations unies, s. d.). De manière historique et jusqu’à aujourd’hui, dans tous les pays, les hommes ont eu un meilleur accès au pouvoir et aux ressources et ont bénéficié de davantage de possibilités socio-politico-économiques. Au Nigeria, le sort des femmes devient de plus en plus épouvantable, car les hommes sont bien placés pour en tirer profit et progresser sur le plan professionnel et social. Les femmes du Nigeria doivent être autonomisées, car leur contribution au développement national est bien trop importante pour être ignorée. La documentation sur l’autonomisation des femmes au Nigeria est abondante, mais il y a peu de recherches sur les contributions du ministère fédéral de la Condition féminine et du Développement social (FMWASD) à cette autonomisation. C’est dans ce contexte que cet article analyse comment le FMWASD a contribué au développement durable au Nigeria, par ses efforts en faveur de l’autonomisation des femmes entre 2011 et 2021. Ce travail devrait contribuer aux efforts visant à attirer l’attention du public et du gouvernement sur l’importance de renforcer l’autonomie des femmes et de permettre au gouvernement de s’acquitter de son mandat.
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Continuing the Conversation: Intergenerational Student Feminist Activism
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A World Nothing Like Mine
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To Be Brave
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A Woman's Burden
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I'd Like to Meet Her
Gender and Climate Justice
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Gender and Climate Justice
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M’sɨt No’kmaq: Learning about Settler Relations and Responsibility in Trauma, Climate Change and Gender
Riley Olstead et Kim Burnett
p. 101–113
RésuméEN :
This is a paper about the structural violence of settler colonialism in relation to the limits of the planet. As settler academics, we are involved in this violence. Here, we humbly seek guidance from the land ontology of the Mi’kmaq, reflected in the concept of m’sɨt No’kmaq (All our relations) to understand differently, ourselves, our responsibilities, and our place in ‘a world on fire’ (Rupa and Patel, 2021). Guided by m’sɨt No’kmaq we seek to learn how some of the concepts that we employ in our teaching and research—specifically “trauma” and “climate change” reproduce the core of settler colonialism—the disconnection and elimination of Indigenous peoples from the land (Wildcat et al., 2014, 1). Beyond a conceptual analysis, we also consider “the coloniality of gender” (Lugones 2010, 742) in how the materiality of epistemological violence manifests on the land through state violence directed at Indigenous women, girls, and two-spirit peoples. Our learning throughout the paper shows us how colonial concepts obfuscate settlers’ own relationship to land, which simultaneously undermines the possibility of a generative ethics of settler relationality with Indigenous peoples, and the earth.
FR :
Cet article traite de la violence structurelle du colonialisme relativement aux limites de la planète. En tant qu’universitaires issus du colonialisme, nous sommes complices de cette violence. Dans ce contexte, nous nous appuyons humblement sur l’ontologie territoriale des Micmacs, incarnée par le concept de m’sɨt No'kmaq (toutes nos relations), pour repenser notre identité, nos responsabilités et notre place dans un « monde en feu » (Rupa et Patel, 2021). Guidés par le concept de m’sɨt No’kmaq, nous cherchons à comprendre comment certains des concepts que nous employons dans notre enseignement et nos recherches – en particulier les « traumatismes » et les « changements climatiques » – perpétuent une des bases du colonialisme : l’éloignement des peuples autochtones de leur lien avec la terre et l’effacement de celui-ci (Wildcat et coll., 2014, 1). En plus d’une analyse conceptuelle, nous tenons compte de la notion de « colonialité du genre » (Lugones 2010, 742) pour comprendre comment la violence épistémologique prend forme concrètement sur le territoire, par la violence de l’État contre les femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones. L’apprentissage que nous tirons tout au long de cet article montre comment les concepts coloniaux obscurcissent le rapport des colons à la terre, ce qui mine simultanément la possibilité d’une éthique relationnelle constructive entre colons et peuples autochtones, ainsi qu’avec la terre.
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Feminist Community-led Perspectives on Disaster Adaptations: Stories from Wetland Local Women Communities in Bangladesh
Margot Hurlbert, Barsha Kairy et Ranjan Datta
p. 114–127
RésuméEN :
This paper offers an in-depth exploration of the critical role played by women within vulnerable wetland communities in Bangladesh, particularly in the context of disaster adaptations. As climate change-induced disasters become increasingly prevalent, it is essential to recognize women’s agency, knowledge, and resilience within these communities, and between minority Hindu and majority Muslim women. Employing a feminist framework, this research delves into the nuanced dynamics of gender, faith, and community-based disaster adaptation strategies. Through narratives and stories from local women, the paper unveils the innovative and adaptive approaches often overlooked in conventional disaster management practices, the heightened agency of majority Muslim women and their “witnessing” of the suffering of the minority Hindu women. It highlights the intersectionality of gender, faith, poverty, and environmental vulnerability, shedding light on the unique challenges faced by women in wetland areas, especially vulnerable Indigenous and Hindu minority women. The findings of this paper underscore the need for more inclusive, gender-responsive disaster policies and programs, and call for a shift away from top-down approaches to more participatory, community-led solutions. By amplifying the voices and experiences of local women in Bangladesh, this paper contributes to a broader discourse on sustainable disaster adaptation strategies, ultimately striving for greater equity and resilience in the face of climate-related challenges.
FR :
Cet article explore l’importance du rôle des femmes dans les communautés vulnérables des zones humides du Bangladesh, surtout en ce qui concerne l’adaptation aux catastrophes. Alors que les catastrophes liées aux changements climatiques se multiplient, il est essentiel de valoriser le rôle, le savoir et la résilience des femmes dans ces communautés, y compris entre les femmes hindoues minoritaires et les femmes musulmanes majoritaires. En adoptant un cadre féministe, cette recherche étudie les dynamiques nuancées du genre, de la foi et des stratégies d’adaptation communautaire face aux catastrophes. Grâce aux récits et aux histoires de femmes locales, cet article révèle les approches novatrices et adaptatives qui sont souvent négligées dans les méthodes conventionnelles de gestion des catastrophes, le rôle prépondérant des femmes musulmanes majoritaires et leur « témoignage » de la souffrance des femmes hindoues minoritaires. Il souligne l’intersectionnalité du genre, de la foi, de la pauvreté et de la vulnérabilité environnementale, mettant en lumière les défis uniques que rencontrent les femmes vivant dans les zones humides. Les conclusions de cet article soulignent la nécessité de mettre en place des politiques et des programmes de gestion des catastrophes plus inclusifs et sexospécifiques. Elles appellent à l’abandon des approches descendantes au profit de solutions plus participatives et communautaires. En donnant la parole aux femmes locales au Bangladesh et en relatant leurs expériences, cet article enrichit le débat sur les stratégies d’adaptation durable aux catastrophes, qui ont pour objectif de renforcer l’équité et la résilience face aux enjeux climatiques.
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Uncertainty and Other Forms of Hope: An Environmental Pedagogy
Tanis MacDonald
p. 128–137
RésuméEN :
It’s axiomatic to declare that an environmental pedagogy, especially for women, queer folks, BIPOC people, assault survivors, and anyone who identifies as disabled or vulnerable, is vital to making space for ourselves geographically and psychologically in our workplaces and neighbourhoods. It is equally necessary politically at this stage of late capitalism where the spiked club of use-value is wielded to commodify everything, including our experiences of nature. Trust, risk, and the precarious present have been drawn sharply into pedagogical focus in recent years, exacerbated in the classroom and elsewhere by students’ anxieties about the future that manifest as a withdrawal from the uncertainties of the present moment, including—but not exclusive to—climate anxiety. This article’s examination of living in that shifting “now,” in classroom discussions and in writing assignments, considers the important entanglement of uncertainty and experience as they inform, or even form, hope.
FR :
Il va de soi qu’une pédagogie axée sur l’environnement, en particulier pour les femmes, les personnes queers, les personnes autochtones, noires et de couleur (PANDC), les victimes d’agressions, ainsi que toutes les personnes qui s’identifient comme handicapées ou vulnérables, est essentielle pour nous permettre de nous approprier l’espace physique et psychologique dans nos milieux de travail et quartiers. Elle est tout aussi nécessaire sur le plan politique, à ce stade du capitalisme tardif, où le gourdin à pointes de la valeur d’usage est brandi pour tout transformer en marchandise, y compris nos expériences de la nature. Ces dernières années, la confiance, le risque et l’instabilité du présent sont devenus des sujets pédagogiques centraux, exacerbés en classe et ailleurs par les inquiétudes des élèves face à l’avenir, les poussant à se replier sur eux-mêmes face aux incertitudes du moment présent, dont l’anxiété climatique. Cet article explore la façon de vivre dans ce « présent » changeant, que ce soit dans les discussions en classe ou dans les rédactions, en mettant en lumière l’importance du lien entre incertitudes et expérience, qui éclairent voire forgent l’espoir.
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Lori Lee Oates and Sritama Chatterjee Speak with Camelia Dewan
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The Intersectional Environmentalist: How to Dismantle Systems of Oppression to Protect People and Planet
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The End of This World: Climate Justice in So-Called Canada
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Queer Ecofeminism: From Binary Environmental Endeavours to Postgender Pursuits
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The Farmer and the Snake