Résumés
Résumé
Cet essai explore comment la littérature peut répondre à la crise écologique en redéfinissant la notion de représentation. Initialement centré sur un projet de réalisme générationnel, l’auteur oriente ensuite son approche vers des images et des émotions capables de « faire ressentir » le réel plutôt que de le reproduire. En s’inspirant des réflexions de Bruno Latour, Eduardo Kohn, Estelle Zhong Mengual et Baptiste Morizot, il envisage une écriture sensible aux interactions entre humains et non-humains. Des exemples concrets – le jaguar des Runa, l’oiseau chez Pierre Morency – illustrent comment le vivant nous perçoit et nous invite à développer une humilité perceptive. Ce « partage de la représentation » s’accompagne également d’une démarche : des ateliers pour sensibiliser les jeunes à l’écologie et concevoir des récits qui ouvrent la voie à des futurs moins dominés par les seules « données objectives » de l’Anthropocène.
Mots-clés :
- Représentation,
- Crise écologique,
- Anthropocène,
- Écoanxiété,
- Tournant ontologique,
- Agentivité non-humaine,
- Écologie de soi
Parties annexes
Bibliographie
- Descola, Philippe. « Préface ». Comment pensent les forêts : vers une anthropologie au-delà de l’humain. Eduardo Kohn. Bruxelles : Zones sensibles, 2017. 9-14.
- Kohn, Eduardo. Comment pensent les forêts : vers une anthropologie au-delà de l’humain. Bruxelles : Zones sensibles, 2017.
- Latour, Bruno. « Agency at the Time of the Anthropocene ». New Literary History 45.1 (2014). 1-18.
- Morency, Pierre. L’oeil américain. Histoires naturelles du Nouveau Monde. Montréal : Boréal, 2020.
- Zhong Mengual, Estelle et Baptiste Morizot. « L’illisibilité du paysage : enquête sur la crise écologique comme crise de la sensibilité ». Nouvelle revue d’esthétique 22 (2018). 87-96.

