Résumés
Résumé
La décision de la Cour internationale de Justice (CIJ) sur les exceptions préliminaires soulevées par la Russie dans l’affaire l’opposant à l’Ukraine présente plusieurs aspects uniques. La demande inédite de l’Ukraine d’une déclaration de non-violation, acceptée par la Cour malgré sa nouveauté, marque un tournant significatif fondé sur une lecture renouvelée de la clause compromissoire inscrite à l’article IX de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (Convention sur le génocide). Toutefois tant l’argument des circonstances particulières que le découpage artificiel de l’affaire en deux volets exposent la Cour à des critiques quant au risque d’instrumentalisation auquel elle s’expose.
Abstract
The decision of the International Court of Justice (ICJ) on the preliminary objections raised by Russia in its case against Ukraine has several unique aspects. Ukraine’s unprecedented request for a declaration of non-violation, accepted by the Court despite its novelty, marks a significant turning point based on a new reading of the compromissory clause enshrined in Article IX of the Genocide Convention. However, both the special circumstances argument and the artificial division of the case into two parts expose the Court to criticism for lending itself to instrumentalization.
Resumen
El fallo de la Corte Internacional de Justicia (CIJ) respecto a las excepciones preliminares formuladas por Rusia en el caso que la enfrenta a Ucrania revela varios aspectos peculiares. La solicitud sin precedentes de Ucrania de una declaración de no violación, aceptada por la CIJ a pesar de su novedad, marca un giro significativo basado en una relectura de la cláusula compromisoria del artículo IX de la Convención sobre el Genocidio. Sin embargo, tanto el argumento de las circunstancias especiales como la división artificial del caso en dos segmentos exponen a la CIJ a críticas sobre el riesgo de instrumentalización al que expone.

