EN :
In 2022, Sweden introduced new refugee selection guidelines prioritizing women and girls—a departure from earlier practices focused solely on vulnerability. Through a problem representation analysis, this article examines parliamentary motions on resettlement from 2015 to 2022, exploring how gender, im/mobility, religion, and vulnerability shape notions of deservingness. It argues that gender is—intentionally or not—used as a governance tool, reflecting a broader migration policy shift of not only framing men and asylum seekers as a problem but creating the grounds for weakening rights-based approaches in favour of a more humanitarian approach to migration governance driven by compassion but also control.
FR :
En 2022, la Suède a introduit de nouvelles directives de sélection des réfugiés donnant la priorité aux femmes et aux filles, s’écartant ainsi des pratiques antérieures qui se concentraient uniquement sur la vulnérabilité. À travers une analyse de la représentation des problèmes, cet article examine les motions parlementaires sur la réinstallation entre 2015 et 2022, explorant comment le genre, l’immobilité/la mobilité, la religion et la vulnérabilité façonnent les notions de mérite. Il soutient que le genre est, intentionnellement ou non, utilisé comme un outil de gouvernance, reflétant un changement plus large de la politique migratoire qui consiste non seulement à présenter les hommes et les demandeurs d’asile comme un problème, mais aussi à créer les conditions d’un affaiblissement des approches fondées sur les droits au profit d’une approche plus humanitaire de la gouvernance migratoire, motivée par la compassion mais aussi par le contrôle.