Résumés
Résumé
Cette note de recherche propose une analyse contextualiste de la pensée fédéraliste de Gérard Bergeron, inspirée de la théorie des actes de langage et de la méthode de Quentin Skinner. Ce texte soutient que les écrits de Bergeron doivent être compris comme des interventions discursives situées, visant à transformer le débat constitutionnel canadien. L’étude met en évidence la dimension performative, stratégique et contextuelle de sa pensée, inscrite dans les crises politiques du Québec et du Canada (1970-1978). Bergeron y apparaît comme un intellectuel public cherchant à reconfigurer les conventions idéologiques dominantes et à ouvrir de nouvelles voies institutionnelles entre fédéralisme centralisateur et souverainisme. Cette approche invite à prolonger l’analyse contextualiste pour y intégrer une cartographie critique des usages discursifs du fédéralisme dans l’espace public canadien et québécois. Elle ouvre la voie à une enquête sur les stratégies de légitimation et de délégitimation qui ont structuré le débat constitutionnel, sur les effets performatifs des mots d’ordre politiques et sur les reconfigurations successives des langages du pouvoir.
Abstract
This research paper offers a contextualist analysis of Gérard Bergeron’s federalist thought, drawing on Quentin Skinner’s theory of speech acts and methodology. It argues that Bergeron’s writings should be understood as situated discursive interventions aimed at transforming the Canadian constitutional debate. The study highlights the performative, strategic, and contextual dimensions of his thought, embedded within the political crises of Quebec and Canada (1970–1978). Bergeron emerges as a public intellectual seeking to reconfigure dominant ideological conventions and to open up alternative institutional pathways between centralizing federalism and sovereignty. This approach invites an extension of contextualist analysis toward a critical mapping of the discursive uses of federalism in the Canadian and Quebec public spheres. It paves the way for an investigation into the strategies of legitimation and delegitimisation that have structured the constitutional debate, the performative effects of political slogans, and the successive reconfigurations of the languages of power.
