Résumés
Résumé
Dans la seconde moitié du xviie siècle, la familiarité du public mondain avec la langue proverbiale est telle qu’elle autorise un usage plus discret que la citation, celui de l’allusion, dont l’agrément est proportionnel à la discrétion. Cette mise en oeuvre du proverbe n’a pas pour seule ambition le plaisir de la connivence (L’école des femmes) : elle sert un art de conter plusieurs histoires à la fois (La princesse de Clèves), et devient même sous la plume des Modernes un argument en faveur de la langue française (Le petit chaperon rouge). Le jeu toutefois n’est pas sans risque.
Abstract
In the second half of the 17th century, the worldly public’s familiarity with proverbial language is such that it allows for a subtler mode than citation—that of allusion, whose charm is proportionate to its discretion. This use of the proverb is not aimed solely at the pleasure of shared recognition (L’école des femmes); it serves an art of telling several stories at once (La princesse de Clèves), and even becomes, in the hands of the Moderns, an argument in favor of the French language (Le petit chaperon rouge). Yet the game is not without risk.
