Résumés
Résumé
En quête d’un refuge après le vote de lois anticongréganistes (1901-1904) en France, les Filles de la Croix s’installent dans la Prairie canadienne en 1904. La congrégation y prend en charge plusieurs écoles et couvents au sein de paroisses francophones. Dès 1905, les religieuses travaillent également dans trois écoles résidentielles autochtones aux côtés des Oblats de Marie-Immaculée. Cet article traite de la question des logiques d’autorité genrée qui opèrent entre religieuses et religieux en contexte missionnaire. Il s’agit notamment d’évaluer la capacité d’action dont disposent les Filles de la Croix pour préserver leur autonomie face à l’autorité masculine.
Abstract
Seeking refuge after the passage of anti-congregation laws (1901-1904) in France, the Daughters of the Cross settled in the Canadian prairies in 1904. The congregation took charge of several schools and convents within French-speaking parishes. As early as 1905, the nuns also work in three native residential schools with the Oblates of Mary Immaculate. This article addresses the issue of gendered authority logics at play between female and male religious figures in a missionary context. In particular, it assesses the ability of the Daughters of the Cross to safeguard their autonomy against male authority.
