Résumés
Abstract
This article explores the interplay between the flexibilities embedded in the Agreement on Trade-Related Aspects of Intellectual Property Rights (TRIPS) and the international human right to health, particularly in the context of access to affordable medicines. It critically examines how TRIPS provisions —especially Articles 7 and 8— can be interpreted in light of evolving human rights obligations under instruments such as the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights and the WHO Constitution. The analysis draws on the Doha Declaration and relevant jurisprudence to argue for a dynamic, evolutive interpretation of TRIPS flexibilities, including compulsory licensing, government use, and exhaustion regimes, emphasizing their potential to reconcile intellectual property protection with public health objectives. Furthermore, the article assesses the role of both state and corporate actors in realizing the right to health, considering recent legal developments such as the EU Corporate Sustainability Due Diligence Directive. It contends that fair pricing strategies and enhanced global cooperation are critical to ensuring equitable access to medicines, especially in light of global health emergencies and rising drug costs. Ultimately, the study advocates for a tailored, context-sensitive application of TRIPS flexibilities, aligned with both trade law and human rights law, to support sustainable and inclusive global health governance.
Résumé
Cet article explore l’interaction entre les flexibilités intégrées dans l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (Accord sur les ADPIC) et le droit fondamental international à la santé, en particulier dans le contexte de l’accès à des médicaments abordables. Il examine de manière critique comment les dispositions de l’Accord sur les ADPIC, dont notamment les articles 7 et 8, peuvent être interprétées à la lumière de l’évolution des obligations en matière de droits de l’homme en vertu d’instruments tels que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la constitution de l’OMS. L’analyse s’appuie sur la Déclaration de Doha et la jurisprudence pertinente pour plaider en faveur d’une interprétation dynamique et évolutive des flexibilités de l’Accord de sur les ADPIC, y compris les régimes de licence obligatoire, d’utilisation gouvernementale et d’épuisement, en soulignant leur potentiel à concilier la protection de la propriété intellectuelle avec les objectifs de santé publique. En outre, l’article évalue le rôle de l’État et des entreprises pour assurer l’exercice du droit à la santé, en tenant compte des développements juridiques récents tels que la Directive européenne sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité. Il soutient que des stratégies de tarification justes et une coopération mondiale renforcée constituent des éléments essentiels pour assurer un accès équitable aux médicaments, en particulier dans le contexte des urgences sanitaires mondiales et de la hausse des coûts des médicaments. En définitive, l’étude préconise une application adaptée et contextuelle des flexibilités de l’Accord de l’OMC sur les ADPIC, alignée à la fois sur le droit commercial et les droits relatifs aux droits de l’homme, afin de soutenir une gouvernance mondiale durable et inclusive en santé.
Resumen
Este artículo explora la interacción entre las flexibilidades incorporadas en el Acuerdo sobre la Propiedad Intelectual relacionada con el Comercio (siendo su sigla en inglés: TRIPS y en español: ADPIC) y el derecho humano internacional a la salud, particularmente en el contexto del acceso a medicamentos asequibles. Examina críticamente cómo las disposiciones del Acuerdo sobre los ADPIC —en especial los Artículos 7 y 8—puede interpretarse a la luz de la evolución de las obligaciones en materia de derechos humanos en virtud de instrumentos como el Pacto Internacional de Derechos Económicos, Sociales y Culturales y la Constitución de la OMS. El análisis se basa en la Declaración de DOHA y la jurisprudencia pertinente para defender una interpretación dinámica y evolutiva de las flexibilidades de los ADPIC, incluidos los regímenes de licencias obligatorias, uso gubernamental y agotamiento, haciendo hincapié en su potencial para conciliar la protección de la propiedad intelectual con los objetivos de la Salud Pública. Además, el artículo evalúa el papel de los actores estatales y corporativos en la realización del derecho a la salud, considerando avances legales recientes como la Directiva de la UE sobre diligencia debida en materia de sostenibilidad corporativa. Sostiene que las estrategias de precios justos y una mayor cooperación mundial son fundamentales para garantizar el acceso equitativo a los medicamentos, especialmente ante las emergencias sanitarias mundiales y el aumento de los costos de los medicamentos. En definitiva, el estudio aboga por una aplicación adaptada y contextualizada del Acuerdo sobre los ADPIC.

