FR :
Former à l’éducation à la sexualité peut apparaître comme un défi d’envergure face à une population étudiante diversifiée (Dalley et Nzali, 2022). Dans cet article autoethnographique, j’argue qu’une formation obligatoire destinée aux étudiant.es à la formation en enseignement incluant certains contenus spécifiques souvent considérés comme tabous (Engebretson, 2021) apporte son lot de défis, mais peut contribuer, lorsqu’elle est encadrée par des intentions claires et guidée par une pédagogie critique (Richard, 2019) et féministe, à favoriser l’agentivité des futur.es enseignant.es (Brunet et Demers, 2018). L’article s’articule autour de trois citations d’étudiant.es, déconstruites à l’aide de la Toile de l’égalité (Collet, 2018). Les résultats démontrent qu’il est possible de parler de sexualité positive en respectant les lois et valeurs canadiennes ainsi que les valeurs et croyances propres à chaque personne étudiante.
EN :
Sexuality education can appear as a significant challenge when faced with a diverse student population (Dalley et Nzali, 2022). In this autoethnographic article, I argue that mandatory teacher education courses that include specific, often taboo, content (Engebretson, 2021) present their own set of challenges, but when framed by clear intentions and guided by critical (Richard, 2019) and feminist pedagogy, they can contribute to fostering the agency of future teachers (Brunet & Demers, 2018). The article is structured around three student quotations, deconstructed using the Equality Web (Collet, 2018). The results demonstrate that it is possible to discuss positive sexuality while respecting Canadian laws and values, as well as the values and beliefs specific to each student.