L’histoire de notre humanité est caractérisée par différentes maladies. La maladie en tant que phénomène de l’existence humaine n’est pas unidimensionnelle, elle n’est pas uniquement une pathologie, mais une expérience qui, dans sa complexité, englobe l’intimité et la profondeur de la personne. La maladie affecte la personne malade, bien sûr, mais aussi les personnes qui l’entourent. Le parcours de la maladie donne donc place à une histoire : une histoire de vie, une histoire de maladie, une histoire humaine. Les récits d’événements précipités par la maladie sont fréquemment une matière qui se traduit en récits de maladie. C’est un processus d’introspection qui permet aux personnes en question de donner un sens intime et profond de leur expérience avec la maladie. C’est à partir d’une recension des écrits, surtout inspirée de l’oeuvre de Arthur Frank que le thème des récits de maladie est exploré. Ce mémoire soutient que les personnes qui font l’expérience de la maladie font toutes un récit de leur maladie. L’expérience du malade et celle de la famille s’entrelacent; l’un et l’autre étant auteurs des récits de la maladie. Le système de santé a connu de grandes transformations depuis les trente dernières années. La livraison des soins de santé se fait davantage à domicile plutôt que dans les hôpitaux. Le gouvernement, par ses politiques de désinstitutionnalisation et de restrictions budgétaires, a graduellement remis la responsabilité des soins aux communautés et surtout, aux familles. La Loi canadienne sur les soins de santé de 1984 tente d’assurer l’accès aux soins de santé, mais ne considère médicalement nécessaires que les soins offerts par les médecins ou dans les hôpitaux. Les soins à domicile ne sont donc pas garantis par cette loi. Avec l’allongement de l’espérance de vie et le remplacement des maladies aiguës, souvent fatales, par des maladies chroniques et les limites fonctionnelles qui leur sont souvent associées, nous voyons et verrons davantage, le potentiel d’une plus longue période de dépendance. Alors, plus d’enfants adultes, en majorité des femmes, doivent fournir davantage de soins, des soins plus lourds et difficiles. Les normes sociales voulant que les soins des personnes âgées en perte d’autonomie demeurent la responsabilité des familles, des femmes, dominent toujours. La réalité de celles-ci aujourd’hui est toutefois bien différente de celles d’il y a trente ans. Aujourd’hui, elles doivent entreprendre un travail de conciliation incroyable entre les différentes sphères de leur vie. Même si certaines d’entre elles connaissent plusieurs aspects positifs de cette prise en charge, plusieurs vivent des conséquences négatives telles que des sentiments de fardeau et stress. Il est donc impératif que les chercheurs, les professionnels tels que nous travailleurs sociaux, les politiciens et la communauté en général tentent de trouver de nouvelles stratégies visant à venir épauler ces femmes parfois dépassées par la responsabilité grandissante de leurs proches âgés en perte d’autonomie et, de ce fait, en arriver à améliorer la qualité de soins offerts. Depuis toujours, les femmes et les hommes cherchent à savoir comment bien vieillir. En particulier, depuis les dernières décennies, de nombreuses études en gérontologie ont été menées pour déterminer les facteurs qui font en sorte que l’on peut « réussir » sa vieillesse, ou vieillir de façon positive. Notre recherche tente justement de faire le point sur le sujet et de voir comment cette problématique du « bien vieillir » peut s’appliquer au contexte franco-ontarien. Pour cela, nous avons effectué notre recherche en conduisant des entrevues semi-dirigées auprès de six femmes franco-ontariennes âgées de plus de 70 ans vivant à Ottawa. Notre analyse a fait ressortir plusieurs thèmes : l’importance d’une stabilité dans le revenu, des relations familiales harmonieuses, une vie …
Les mémoires de maîtrise en service social à l'Université d'Ottawa et à l’Université Laurentienne[Notice]
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Julie Backs École de service social, Université d’Ottawa
Mylène Blondin École de service social, Université d’Ottawa
Jacynthe Carrière École de service social, Université d’Ottawa
Josianne Chartrand École de service social, Université d’Ottawa
Chantal Chrétien École de service social, Université d’Ottawa
Janelle Comtois École de service social, Université d’Ottawa
Michelle Cotnoir École de service social, Université Laurentienne
Sophie Cyrenne École de service social, Université d’Ottawa
Marie-Eve Delarosbil École de service social, Université d’Ottawa
Marie-Jacque Fortin École de service social, Université d’Ottawa
Catherine Gagné École de service social, Université d’Ottawa
Josée Gallant École de service social, Université d’Ottawa
Nirva Gariché École de service social, Université d’Ottawa
Stéphanie Giroux École de service social, Université d’Ottawa
Émilie Grenon École de service social, Université d’Ottawa
Peter Karpinski École de service social, Université d’Ottawa
Karine Lacasse École de service social, Université d’Ottawa
Marie-Andrée LeBreton École de service social, Université d’Ottawa
Manon Ouellette École de service social, Université d’Ottawa
Francis Reid École de service social, Université d’Ottawa
Éric Robitaille École de service social, Université d’Ottawa
Mélanie Séguin École de service social, Université d’Ottawa
Nathalie Tremblay Morand École de service social, Université d’Ottawa
Alexis Hieu Truong École de service social, Université d’Ottawa
