La sécurité alimentaire renvoie à un état selon lequel les personnes ont accès, en tout temps, dans la dignité, à suffisamment d’aliments pour pouvoir mener une vie saine et active. Ceux et celles qui ne le peuvent pas vivent une situation d’insécurité alimentaire. Au Canada, à chaque jour, des milliers de personnes, incapables de subvenir à leurs besoins de nourriture par les méthodes d’achats, ont recours à une banque alimentaire. Ainsi, les banques alimentaires sont devenues des structures permanentes, malgré leur intention première d’être une ressource temporaire. Ce mémoire tente de mieux comprendre les rôles des banques alimentaires, plus particulièrement dans les communautés francophones, ainsi que les approches qu’on y met en place, et de mieux cerner les perceptions de l’insécurité alimentaire véhiculées par les personnes qui y oeuvrent. La recherche tente ultimement de développer des pistes de réflexion ouvrant la voie à d’autres conceptions de l’insécurité alimentaire, afin d’améliorer les stratégies en place pour la combattre. Il s’agit d’une recherche qualitative s’appuyant sur des entrevues semi-dirigées avec sept intervenantes oeuvrant dans les banques alimentaires dans l’Est de la ville d’Ottawa, situées dans des communautés à forte densité francophone. L’analyse des propos des répondantes touche plusieurs aspects de l’insécurité alimentaire, notamment la place des banques alimentaires dans nos communautés, le sens donné à leur intégration dans les centres de ressources communautaires, les impacts de leur dépendance sur les dons, avec les limites, les contraintes et les malaises qui en découlent et finalement, la portée des efforts de transformation d’une approche caritative vers une approche plus communautaire. Les répondantes ont aussi partagé plusieurs stratégies qu’elles emploient pour pallier aux limites des banques alimentaires, ce qui contribue, entre autres, aux changements dans la perception des causes de l’insécurité alimentaire et des mesures en place pour la combattre. La protection des enfants et des adolescents est une des priorités de la société actuelle. À travers le Canada, des lois ont été développées et mises en application, tant pour assurer aux enfants un environnement sécuritaire et convenable, que pour permettre aux agences officielles de la protection de l’enfance de retirer de sa famille d’origine l’enfant dont le milieu ne répond pas adéquatement à ses besoins. C’est sous ces législations que le placement dans une ressource d’accueil d’enfants abusés, négligés, abandonnés ou échappant au contrôle parental s’effectue quotidiennement, dans des situations où le milieu d’origine compromet le développement et la sécurité de l’enfant. La famille d’accueil, le foyer de groupe ou la famille élargie de l’enfant sont alors utilisés, dans l’objectif d’offrir pour une période indéterminée un environnement plus stable et répondant davantage aux besoins particuliers de l’enfant. Cependant, quelles garanties permettent d’affirmer que le placement dans ces ressources d’accueil répond véritablement aux besoins des enfants retirés du foyer familial? En d’autres mots, quelles sont les conséquences sur le développement psychosocial du retrait d’un enfant de son milieu d’origine et de son placement dans un environnement généralement inconnu? L’enfant placé aurait-il plus de difficultés cognitives, psychologiques, sociales et émotionnelles, tant pendant son enfance et son adolescence que durant son parcours de vie? Qu’advient-il de ces enfants à l’âge adulte? Afin de répondre à ce questionnement, ce mémoire analyse les impacts sur le développement psychosocial de l’enfant et son parcours vers l’âge adulte du placement dans des ressources d’accueil. L’analyse de contenu sur documents permet ici d’aborder les implications générales du placement à court et à long termes, ainsi que les différentes répercussions selon le type de ressource d’accueil utilisé. Le placement, le déplacement et le replacement d’un enfant dans diverses ressources d’accueil étant un phénomène courant, ce mémoire analyse également les nombreux impacts immédiats et …
Les mémoires de maîtrise en service social à l'Université d'Ottawa[Notice]
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Michelle Anawati École de service social, Université d'Ottawa
Laurie Aunos École de service social, Université d'Ottawa
Véronic Bédard Mianscum École de service social, Université d'Ottawa
Marie-Hélène Brunet École de service social, Université d'Ottawa
Sophie Charest École de service social, Université d'Ottawa
Véronique Cloutier École de service social, Université d'Ottawa
Evelyne Crépeau École de service social, Université d'Ottawa
Mélanie Demers École de service social, Université d'Ottawa
Kiera Denault École de service social, Université d'Ottawa
Anne-Marie Deneault École de service social, Université d'Ottawa
Eric Diotte École de service social, Université d'Ottawa
F. Pascal Khawam École de service social, Université d'Ottawa
Sarah Kroetsch École de service social, Université d'Ottawa
Caroline Lemieux École de service social, Université d'Ottawa
Amélie Lesieur École de service social, Université d'Ottawa
Karine D. Lortie École de service social, Université d'Ottawa
Valérie Marceau École de service social, Université d'Ottawa
Anne Ouellette École de service social, Université d'Ottawa
Tracy Pressé École de service social, Université d'Ottawa
Cindy Robert École de service social, Université d'Ottawa
Alexandre Roger École de service social, Université d'Ottawa
Luc Sabourin École de service social, Université d'Ottawa
