Résumés
Résumé
En s’appuyant sur le film Canada Park (2015) de l’artiste palestino-canadienne Rehab Nazzal, cet article interroge le dépeuplement violent des villages palestiniens d’Imwas, de Yalu et de Beit Nuba en 1967, ainsi que la construction ultérieure du « Ayalon Canada Park » au début des années 1970, financée par le Fonds national juif du Canada. Soulignant, chez Nazzal, l’usage de photographies d’archives et contemporaines, de contextualisations historiques, d’appels à la responsabilité internationale et de témoignages de personnes survivantes, les autrices relient l’artiste à un réseau de création autochtone : des artistes qui, de l’île de la Tortue à la Palestine, se tournent vers les médiums photographiques, et ce que les autrices décrivent comme les archives écologiques de la terre, pour contrer l’effacement colonial et les lieux de loisirs réservés aux colons.
