Résumés
Résumé
Depuis les photographies topographiques du XIXe siècle jusqu’aux cartes postales et à la documentation touristique du XIXe siècle, les images du parc national des Lacs-Waterton, qui fait désormais partie du parc international de la paix Waterton-Glacier, ont toujours présenté le lieu comme un symbole de paix internationale et de libre circulation. Pourtant, ces mêmes représentations effacent stratégiquement l’histoire coloniale de la délimitation des frontières et du déplacement des communautés autochtones, dont les terres ont été scindées en deux par le quarante-neuvième parallèle. En retraçant les tropes visuels récurrents d’ouverture et d’harmonie, cet essai examine comment les pratiques photographiques des colons ont renforcé le narratif sur l’unité, tout en masquant la violence, l’exclusion et l’exploitation environnementale.
