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Gens d’action

Avocat et biologiste, Me Jean-François Girard[Notice]

  • Pascal Bigras et
  • Pierre M. Valiquette

À titre de lauréat 2025 du certificat « Gens d’action » de la Société Provancher et de la Fondation de la faune du Québec, Me Jean-François Girard rejoint un groupe de personnes exceptionnelles qui ont fait avancer la conservation de la nature au Québec par leur proactivité. Sachant que Jean-François est un homme de faits, à la recherche constante de la justice, c’est avec une certaine appréhension que nous rédigeons cet hommage, craignant de faire une erreur de fait et que notre ami « JF » nous fustige sur la place publique… Nous prenons ce risque, car nous savons que nous devons souligner avec tendresse et aplomb son apport indéniable au Québec d’aujourd’hui. Biologiste et avocat spécialisé en droit de l’environnement ainsi qu’en droit municipal, Jean-François Girard défend la nature du Québec avec toute la force de ses mots et de ses convictions depuis plusieurs décennies. Aux municipalités, aux promoteurs et aux acteurs de la conservation, il prêche que la nature a des droits et que toutes et tous peuvent et même doivent contribuer à les défendre. Avec tous ses effets de toge et ses présentations imagées, il enflamme les esprits et place le droit de l’environnement bien haut dans le coeur de toutes les personnes qu’il croise. Homme de solutions, il trouve les vocables, les arguments et la jurisprudence pertinente grâce à son talent, à sa fougue, et surtout à son immense dévouement au travail de fond. Toujours disponible pour soutenir ses amis oeuvrant en conservation, il prend le temps, souvent tard en fin de soirée, pour rédiger des avis juridiques solides, étayés et éclairants. Jean-François fait rayonner les connaissances en droit de la conservation et en droit environnemental municipal par ses conférences, ses formations, ses nombreux écrits et ses prises de position. Homme de combat, il est l’antithèse de la langue de bois, énonçant haut et fort ce que plusieurs pensent plus bas. Il le fait avec ardeur et fougue quand les enjeux sont grands. Dans le dossier de la rainette faux-grillon de l’Ouest et des décrets à Laprairie et à Longueuil, il est cité par un journaliste : Jean-François a choisi son camp : soutenir les moins nantis pour assurer que la justice soit faite en matière de protection de l’environnement. C’est un choix peu évident, tout à l’honneur du personnage. Il prend position sur des questions fondamentales : est-ce qu’une municipalité peut réglementer le bien commun ? Citons-le : « Des élus et élues me disent parfois qu’ils et qu’elles aimeraient reprendre le contrôle du développement sur leur territoire. Je suis abasourdi chaque fois. Les “boss” des municipalités sont les élus et élues ». Jean-François s’explique mal que des promoteurs immobiliers, entre autres, aient réussi pendant si longtemps à imposer leur vision du développement, de l’aménagement urbain et du territoire. Et il aide les petites municipalités à faire valoir leurs droits pour défendre les milieux naturels. Pensons au procès de la municipalité de Ristigouche contre la pétrolière Gastem, où il s’est donné corps et âme pour une victoire de David contre Goliath. Homme d’action, de coeur, d’engagement et de conviction, il a assuré la présidence du CQDE de 2003 à 2013, et il a continué de siéger au conseil d’administration de l’organisation jusqu’en 2016. Auparavant, lors de son passage comme employé au CQDE de 1998 à 2002, il a été le premier auteur du Guide des bonnes pratiques en intendance privée. C’est au début de cette période qu’a été développé le vocable « organisme de conservation » en opposition au terme « fiducie foncière », traduction littérale du concept de land trust américain. Apportant …

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