Résumés
Abstract
What remains in the archive when its material objects are constructed with the aim of destruction? Scholarly approaches to the “self-destructive archive” have emphasized ways to manipulate the archive to circumvent its inevitable drive toward loss. The Falles Festival of València, Spain, offers a different perspective: through the burning of the monumental artworks that give the festival its name, an “intangible archive” of behaviours, feelings, and beliefs comes into being, one that structures and is structured by social life during and beyond the festival. This archive affords ethnomusicologists a means to reconceptualize the material nature of ephemeral phenomena like sound.
Résumé
Que reste-t-il dans les archives lorsque leurs objets matériels ont été conçus avec leur destruction en vue ? Les approches universitaires des « archives autodestructrices » ont indiqué des façons de manipuler les archives pour circonvenir la trajectoire inéluctable de leur perte. La fête populaire des Fallas de Valence, en Espagne, propose une autre possibilité : le fait de mettre le feu aux oeuvres d’art monumentales qui donnent son nom à cette fête provoque la naissance des « archives immatérielles » des comportements, des sentiments et des croyances qui structurent et sont structurés par la vie sociale au cours de la fête et au-delà. Ces archives confèrent aux ethnomusicologues le moyen de reconceptualiser la nature matérielle des phénomènes éphémères tels que le son.
