Résumés
Résumé
À partir des cas de deux journalistes ayant travaillé au journal Le Progrès du Saguenay à titre de rédacteurs et de directeurs entre 1918 et 1943, l’article scrute les stratégies qui guident l’usage et le non-usage de signatures fictives dans le monde de la presse. Ces stratégies peuvent relever de visées individuelles, d’enjeux éditoriaux pour un journal de région périphérique cherchant à rehausser son image et ses ventes, ou de la propagande de l’Église, puisque Le Progrès se définit comme un journal catholique. Les journalistes choisis, un prêtre et un laïc, ont des objectifs de carrière journalistique distincts et ne sont pas soumis aux mêmes contraintes professionnelles, ce qui se reflète dans leur utilisation de signatures inventées.
Abstract
Through the cases of two journalists who worked at the newspaper Le Progrès du Saguenay as editors and directors between 1918 and 1943, the article examines the strategies that guide the use and non-use of fictitious signatures in the world of the press. These strategies may relate to individual aims, editorial issues for a newspaper in a peripheral region seeking to enhance its image and sales, or propaganda of the Church since Le Progrès defines itself as a catholic newspaper. The chosen journalists, one a priest and the other a layman, have consequently distinct journalistic career goals and are not subject to the same professional constraints, which is reflected in their use of invented signatures.
