EN :
In literature, the Yorùbá feature prominently in discussions on rituals, festivals, and gender in socio-cultural practices. The Yorùbá, like many other African societies, is patriarchal. However, in practice and literature, reference to femininity and female agency is rife. Èró festival is a community-wide feast where men don feminine attires and process around the community. This article considers cross-dressing during traditional festivities as a symbol of feminine power, a gesture to female inclusivity, and a tool of social cohesion in a Yorùbá community. In order to interrogate the centrality of Èró festival – a matricultural complex – to the continued existence of the community, the paper relies on the abundant literature on Yorùbá religion, culture, and particularly, gender relations. It combines an analysis of these with oral interviews with recent participants in the festival and other traditional observances to analyze dress as a gendered item in festive cultural practices among the Yorùbá. The paper presents evidence of gender and dress both in literature and practice, limiting itself to Ùṣò in eastern Yorùbáland. It argues that female power, informed by their biologically-derived endowment, is ubiquitous and potent among the Yorùbá. In Ùṣò, men enact this feminine power through the symbology of dress.
FR :
En littérature, les Yorùbá occupent une place importante dans les discussions sur les rituels, les festivals et le genre dans les pratiques socioculturelles. Les Yorùbá, comme beaucoup d'autres sociétés africaines, sont patriarcales. Cependant, en pratique et en littérature, les références à la féminité et à l'agence féminine sont nombreuses. Le festival Èró est un festin communautaire où les hommes revêtent des vêtements féminins complets et entreprennent une procession festive à travers la communauté. Cet article considère le travestissement lors des festivités traditionnelles comme un symbole de pouvoir féminin, un geste d'inclusion féminine et un outil de cohésion sociale dans une communauté yorùbá. Afin d'explorer la centralité du festival Èró – un complexe matriculturel – dans la survie de la communauté, l'article s'appuie sur l'abondante littérature sur la religion, la culture et, en particulier, les relations de genre chez les Yorùbá. L'article présente thématiquement des preuves concernant le genre et l'habillement, tant dans la littérature que dans la pratique, se limitant à l'Ùṣò dans l'est du Yorùbáland. Il soutient que le pouvoir féminin, influencé par leur don biologique, est omniprésent et puissant chez les Yorùbá. En Ùṣò, les hommes incarnent ce pouvoir féminin à travers la symbolique de l'habillement.