Résumés
Résumé
Dans un livre inédit portant sur la pensée de Rousseau, Marc Richir entame une réflexion sur la question de la pitié. Pour y parvenir, il s’inspire notamment des lectures de Jacques Derrida, qu’il entend radicaliser. Dans un premier temps, nous aimerions revenir sur le statut phénoménologique de la réflexion au sein de la pitié afin de mettre en évidence une sorte de réflexivité précédant la réflexion. Dans un second temps, nous aimerions montrer que cette réflexivité permet de penser un « double-mouvement de la phénoménalisation » qui, de façon an-archique et a-téléologique, travaille la question du social et du politique. Enfin, nous aimerions montrer que ce double-mouvement impose un double déplacement : eu égard à la question de l’intersubjectivité, mais aussi et surtout concernant la division sociale.
Abstract
In an unpublished book on the thought of Rousseau, Marc Richir begins a reflection on the question of pity. To do so, he draws on the readings of Jacques Derrida, which he intends to radicalize. In this paper, I would like to return to the phenomenological status of reflection within pity, to highlight a kind of reflexivity that precedes reflection. I will argue in favor that this reflexivity makes it possible to think of a “double-movement of phenomenalization” which, in an an-archic and a-teleological way, affects the question of the social and the political. Finally, I will argue that this double-movement imposes a double displacement in regard to the question of intersubjectivity, but also and above all with regarding the social division.
