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Recension

Charlier, E., Roussel, J.-F. et Corfdir, A. (2025). Transfert et identité professionnelle, deux vecteurs de professionnalisation[Notice]

  • Die Mbaye et
  • Andréanne Gagné

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  • Die Mbaye Université de Sherbrooke (Canada)

  • Andréanne Gagné Université de Sherbrooke (Canada)

L’ouvrage de 140 pages, fruit de la collaboration entre trois personnes autrices aux expertises complémentaires, s’inscrit dans une réflexion sur la transformation des individus par la formation continue et sur la manière dont les acquis se réinvestissent dans le parcours professionnel. Le propos vise à comprendre non seulement comment la formation contribue au développement professionnel et à la transformation identitaire, mais aussi comment le transfert des apprentissages se situe dans des contextes variés, notamment entre le Québec et la Belgique francophone. L’originalité du travail réside dans l’articulation entre le processus de transfert et la complexité des dynamiques identitaires. En plus d’une introduction et d’une conclusion, l’ouvrage est composé de deux parties de trois chapitres (six chapitres au total), dont la première porte sur la présentation de recherches menées par les deux équipes et la deuxième sur la méthodologie et les résultats de ces recherches. Dans le premier chapitre, l’ouvrage se consacre à une définition approfondie du concept de professionnalisation en établissant des liens étroits avec d’autres notions essentielles telles que le développement professionnel, l’identité, les dispositifs de professionnalisation et le transfert des apprentissages. Les personnes autrices examinent minutieusement chaque duo conceptuel en s’appuyant sur une revue de la littérature internationale couvrant la période de 1955 à 2022. Ce chapitre met en lumière comment l’intégration de diverses théories enrichit le débat sur la professionnalisation. Les personnes autrices exposent leur réflexion et leurs axes d’analyse, en insistant particulièrement sur l’importance de la compréhension de l’activité professionnelle. Elles montrent ainsi comment cette compréhension influence à la fois la professionnalisation et la construction de l’identité professionnelle. Le deuxième chapitre approfondit l’articulation entre les concepts de professionnalisation, de développement professionnel, d’identité et des dispositifs de formation. L’ouvrage propose un survol historique détaillé retraçant l’évolution du concept de transfert, depuis le milieu du 20e siècle jusqu’à nos jours, en illustrant les transformations ayant façonné la formation continue professionnelle comme la pandémie et les nouvelles technologies. Il explore également la relation étroite entre l’expérience professionnelle et la formation, soulignant comment le vécu en entreprise et la formation se nourrissent mutuellement. L’intégration du numérique dans les dispositifs de formation et les pressions contemporaines liées à la professionnalisation viennent complexifier ce processus. Le lectorat prend également connaissance de l’incidence de ce changement sur le plan identitaire des personnes impliquées dans la formation continue professionnelle, personnes formatrices comme formées. Le troisième chapitre met l’accent sur les tendances actuelles et les pratiques émergentes en matière de transfert dans les milieux organisationnels. Sous un angle multidimensionnel, l’ouvrage expose des cadres théoriques, comme la typologie de Ford et Bhatia, qui offrent des repères clairs pour l’analyse et la mesure du transfert. Par ailleurs, il insiste sur le caractère adaptatif du transfert et sur le rôle actif des personnes apprenantes, rappelant que le transfert ne se limite pas à l’application de compétences, mais implique une adaptation aux contextes spécifiques du milieu professionnel. Enfin, le chapitre se concentre sur l’apport de l’apprentissage sur le lieu de travail, avec par exemple les étapes du processus de transfert, et sur le transfert en contexte de formation continue, précisant encore les liens avec la question identitaire des apprenants. Le quatrième chapitre expose en détail les choix méthodologiques de la recherche empirique, fondée sur une approche qualitative et une étude phénoménologique. Les personnes autrices s’inscrivent dans cette épistémologie puisqu’elles explorent les représentations des personnes formées vis-à-vis le transfert de leurs apprentissages, en s’appuyant sur leurs vécus et perceptions recueillis lors d’entretiens et par le recueil d’artéfacts, tels que des documents de formation, un portfolio et des rapports de fin d’études. La comparaison entre les formations analysées en Belgique …