Résumés
Abstract
Globally, not just in the case of Singapore, which is the focus of this paper, migrant care workers are a devalued and unappreciated workforce. Long before the pandemic, issues of migrant rights and care shortages were major topics of concern for feminist adult education and care work scholars, who advocate for the importance of critical hope and the transformative potential of imaginations. As human communication pivots online, physical face-to-face encounters dwindle while digital solidarities thrive. In this hybrid scenario, I narrate the structurally oppressive circumstances of live-in employment alongside an online (Facebook) support group that asserts its members’ rights to receive, not simply provide, care. For my migrant worker activist research participants, care and digital activism are mutually interactive social processes that challenge Singapore society’s dominant market mentality in the educational, learning, and socialization practices of family care. Power asymmetries often prevent migrant worker activists such as foreign “maids,” as they are often disparagingly called in the local parlance, from mobilizing their transformative feminist imaginations into policy change. Based on my findings, I call for a reciprocal approach to reconfiguring care ethics and practice that centres migrant perspectives. I invite colleagues to join me in storytelling about resilient groups and individuals who embrace the imaginative power of critical hope to rewrite the status quo of public knowledge.
Keywords:
- Care Ethics and Practice,
- Digital Activism,
- Feminist Imaginaries,
- Migrant Care Workers,
- Feminist Adult Education
Résumé
À Singapour, lieu faisant l’objet de cet article, et mondialement, les travailleurs en soins migrants représentent une main-d’oeuvre dévaluée et peu appréciée. Avant la pandémie, les questions concernant les droits des migrants et la pénurie de soins représentaient des préoccupations majeures pour les spécialistes en éducation féministe des adultes et en soins, vu que ces spécialistes défendent l’importance essentielle de l’espoir et le potentiel de transformation de l’imagination. La communication se numérise, et les interactions en personne diminuent tandis que les solidarités en ligne fleurissent. Dans ce scénario hybride, je narre les circonstances structurelles oppressives des employés qui vivent sur leur lieu de travail, me basant également sur un groupe de soutien en ligne (Facebook) défendant le droit de ses membres à recevoir et non seulement à fournir des soins. Pour les participants de mon étude, travailleurs migrants activistes, les soins et l’activisme en ligne sont des processus sociaux interactifs et mutuels qui remettent en question la mentalité de marché dominante à Singapour en ce qui a trait aux pratiques d’éducation, d’apprentissage et de socialisation en soins familiaux. L’asymétrie des pouvoirs empêchent souvent les travailleurs migrants activistes, par exemple les « maids » (domestiques), comme les habitants les appellent souvent avec dédain, de mobiliser leur imagination féministe transformationnelle pour entrainer des changements aux politiques. Vu mes conclusions, je préconise une approche réciproque qui permettra de repenser l’éthique des soins et les pratiques axées sur les perspectives des travailleurs migrants. J’invite mes collègues à raconter les histoires de groupes résilients et de personnes utilisant le pouvoir de l’imagination et de l’espoir essentiel pour réécrire les connaissances publiques dans le statu quo.
Mots-clés :
- éthique et pratiques de soins,
- activisme numérique,
- imagination féministe,
- travailleurs de soins migrants,
- éducation féministe des adultes
