Résumés
Abstract
Recent Canadian higher education policies, such as the federal international student cap, reflect a growing nationalist-populist orientation. To understand how such policy directions emerge and gain traction, our study moves upstream from policy content to public discourse. We conduct a thematic analysis of social media posts (on Twitter/X) using a large language model (ChatGPT-5), comparing pre-pandemic (2015–2020) and post-pandemic (2020–2025) discourse. Our findings reveal a post-pandemic surge in negative sentiments, increasingly framing international students as competitors for housing, jobs, and public resources. We demonstrate that public discourse not only reflects individual perceptions but also drives national agenda-setting and gives momentum to restrictive policy measures within Canadian international higher education. Consequently, it is important for higher education leaders and policy makers to account for the policy implications of discursive scapegoating and to consider the role of social integration in sustaining internationalization efforts.
Keywords:
- Twitter/X,
- international students,
- Canada,
- ChatGPT,
- LLM,
- policy
Résumé
Les récentes politiques canadiennes en matière d’enseignement supérieur, comme le plafonnement fédéral du nombre d’étudiant[e]s internationaux, témoignent d’une orientation nationaliste-populiste croissante. Afin de comprendre comment de telles orientations émergent et gagnent en influence, notre étude se déplace en amont du contenu des politiques pour s’intéresser au discours public. Nous réalisons une analyse thématique de publications sur les médias sociaux (Twitter/X) à l’aide d’un grand modèle de langage (ChatGPT-5), en comparant les discours des périodes prépandémique (2015–2020) et postpandémique (2020–2025). Nos résultats révèlent une recrudescence des sentiments négatifs après la pandémie, les étudiant[e]s internationaux étant de plus en plus présenté[e]s comme des concurrents pour le logement, l’emploi et les ressources publiques. Nous montrons ainsi que le discours public ne se contente pas de refléter des perceptions individuelles, mais qu’il oriente également la définition du programme national et donne de l’élan à des mesures politiques restrictives dans le domaine de l’enseignement supérieur international au Canada. Il importe donc que les responsables de l’enseignement supérieur et les décideur[-euse]s politiques tiennent compte des implications politiques de cette désignation de boucs émissaires dans leurs discours et considèrent le rôle de l’intégration sociale dans la pérennisation des efforts d’internationalisation.
Mots-clés :
- Twitter,
- étudiants internationaux,
- Canada,
- ChatGPT,
- LLM,
- politiques publiques

