Résumés
Résumé
Le présent article analyse des récits qui ont pour toile de fond des traumatismes collectifs, soit I Was a Child of Holocaust Survivors (2006) de Bernice Eisenstein, Le Ciel de Bay City (2008) de Catherine Mavrikakis, et Le Livre d’Emma (2004) de Marie-Célie Agnant. S’étayant sur la définition de la douleur comme « vie corporelle d’une histoire » (Ahmed 2004), il propose une réflexion sur les rapports entre la douleur vécue par d’autres, le corps et une histoire traumatique. Ultimement, il s’agit de penser une politique féministe de la douleur à partir de la lecture de ces textes.
Abstract
This article analyses narratives set against the backdrop of collective trauma, such as Bernice Eisenstein’s I Was a Child of Holocaust Survivors (2006), Catherine Mavrikakis’ Le Ciel de Bay City (2008), and MarieCélie Agnant’s Le livre d’Emma (2004). Building upon the definition of pain as the “physical life of a story” (Ahmed 2004), it offers a reflection on the relationships between the pain experienced by others, the body and a traumatic history. Ultimately, it comes down to considering a feminist politics of pain.

