Résumés
Résumé
Cet article propose une analyse comparée de deux oeuvres complémentaires de Doan Bui : Le Silence de mon père (2016) et La Tour ou un chien à Chinatown (2022). L’analyse de ces deux textes littéraires montre comment l’auteure entreprend d’exhumer et de reconstruire une mémoire fragmentée de la diaspora vietnamienne en France, en interrogeant les silences, les tabous et les fractures générationnelles au sein des familles et des communautés. L’étude expose les mécanismes complexes de la transmission mémorielle familiale et sociétale dans le cas spécifique des générations post-réfugiées, confrontées aux traumatismes hérités de leurs parents et à la « postmémoire ». À travers le passage d’un récit de filiation au roman, Doan Bui restaure une mémoire personnelle et revisite une histoire collective en développant une stratégie narrative marquée par l’intermédialité.
Mots-clés :
- Doan Bui,
- Diaspora vietnamienne,
- Boat People,
- Postmémoire,
- Transmission intergénérationnelle
Abstract
This article presents a comparative analysis of two complementary works by Doan Bui: Le Silence de mon père (2016) and La Tour ou un chien à Chinatown (2022). It shows how the author exhumes and reconstructs the fragmented memory of the Vietnamese diaspora in France by interrogating silences, taboos, and generational fractures within families and communities. The study highlights the complex mechanisms of familial and societal memory transmission in the specific case of post-refugee generations, confronted with inherited traumas and the dynamics of “postmemory.” Through the transition from a filiation narrative to a novel, Bui restores her family memory while giving voice to a collective history, developing a narrative strategy grounded in intermediality.
Keywords:
- Doan Bui,
- Vietnamese diaspora,
- boat people,
- postmemory,
- intergenerational transmission
Parties annexes
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