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Recensions

Beretti, M., Boudjadi, G., Point, C. et Roelens, C. (2023). L’autorité en éducation : figures, variations, recompositions. Presses universitaires de Saint-Étienne[Record]

  • Mélanie Dumouchel

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  • Mélanie Dumouchel
    Université du Québec à Montréal

Issu d’un colloque du même nom, « L’autorité en éducation : figures, variations, recomposition », et initié à la base dans un séminaire de recherche, ce livre se veut l’aboutissement d’un travail collectif sur un concept incontournable en matière d’éducation et toujours d’actualité : l’autorité. Après une introduction présentant les principaux paradoxes du débat sur l’autorité en éducation et les situant, entre autres, dans leur contexte historique, le manuscrit se divise en deux parties, chacune rassemblant des textes autour d’une orientation commune. La première partie, « Recomposer : convergence ou disparité ? Le travail du concept « autorité » au XXe siècle », regroupe des écrits qui permettent l’étude du concept d’autorité en éducation en revisitant ses fondements, en précisant ses composantes et en explicitant son articulation. Ce faisant, la·le lecteur·rice se penche tout d’abord sur une des composantes de la théorisation de l’autorité de Robbes, soit « avoir » de l’autorité. Ensuite, il découvre des enjeux entourant l’autorité et l’apprentissage, ainsi que l’apport de la notion d’explicitation et de consentement au concept d’autorité. Pour terminer, il plonge dans une perspective anthropologique du concept qui propose un éclairage nouveau sur l’asymétrie de la relation éducateur-éduqué. Le tout en passant par un dialogue entre Hannah Arendt et John Dewey au sujet de l’éducation et de l’autorité. Cette première partie construit une compréhension, à mon sens, suffisamment entière pour permettre au lecteur de disposer des outils nécessaires à l’exploration de la deuxième partie, qui se veut une application plus pratique du concept de l’autorité. En effet, la deuxième partie, « Pratiquer : variations de l’autorité en situation », réunit des contributions qui, comme son titre l’indique, présentent des nuances de l’autorité au regard de différentes situations. De cette façon, l’asymétrie et la symétrie de la relation d’autorité éducative sont présentées à travers l’usage de l’humour en classe, l’articulation entre pouvoir et autorité au sein de la formation des nouveaux enseignants, une modélisation de l’exercice de l’autorité au regard de la relation d’enseignement et le dilemme de l’autorité en éducation en milieu familial. Cette deuxième partie comporte également un texte présentant l’autorité en « République d’enfants », dans le Hameau-école de l’Île-de-France, dans le contexte historique de l’après-Seconde Guerre mondiale. Le livre présente également une coda qui inscrit la réflexion sur l’autorité dans le cadre scolaire universitaire. Ce rassemblement de plusieurs textes au sein du même ouvrage est une contribution importante pour permettre au lectorat de saisir les variations et les débats autour du concept d’autorité en éducation. Plus encore, c’est cet aspect de « dialogue » sur les débats à travers les différents textes, mais surtout entre eux, qui confère à ce livre son aspect novateur et constitue, selon moi, un apport à la littérature actuelle sur l’autorité. Par exemple, plusieurs textes abordent d’un angle différent la relation d’autorité entre l’enseignant et l’élève ou l’éducateur et l’apprenant, permettant d’approfondir, de contextualiser, d’opposer et de nuancer les propos au sujet de son asymétrie ou de sa symétrie. Mentionnons le texte de Marie Beretti, qui aborde la question de front et nous amène à penser la relation éducative comme étant les deux à la fois : asymétrique et symétrique. L’auteure va plus loin en offrant encore plus de nuances en explicitant trois types de rapport qui s’articulent dans la classe : une asymétrie éducative, une symétrie démocratique et une symétrie pédagogique alimentant ainsi les réflexions. Un autre point de discussion autour de l’autorité du pédagogue est sans doute la controverse opposant Hannah Arendt et John Dewey, que Christophe Point expose très clairement dans son écrit. Présentant les convergences et les divergences de leurs …

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