Abstracts
Abstract
The World Trade Organization (WTO), once central to fostering global integration and growth, now faces profound challenges. Trade negotiations are paralyzed: the Doha Round collapsed, and members remain divided on pressing issues such as climate, digital trade, and subsidies. Since 2020, the Appellate Body has been defunct, leaving disputes unresolved and undermining trust in the system. The United States, historically the WTO’s main supporter, now disregards its rules with unilateral tariffs, while regional and bilateral agreements proliferate, fragmenting the multilateral order and disadvantaging weaker economies. The article argues that the WTO’s survival depends on moving beyond its current dysfunctions. The reliance on consensus as the basis of decision-making has become a recipe for paralysis. The author calls for greater use of multilateral agreements to break deadlock. The trade rulebook is also outdated and must be modernized, especially regarding subsidies and new challenges like digital trade and climate. Finally, the dispute settlement must be restored, whether through reforming the Appellate Body or reinforcing alternatives like the Multi-Party Interim Appeal Arbitration Agreement. Ultimately, the WTO’s future hinges on its ability to adapt. This paper argues that without institutional renewal and a willingness to abandon rigid practices that no longer serve, the organization risks irrelevance in a world where trade is increasingly governed by power dynamics rather than rules.
Résumé
L’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui jouait autrefois un rôle central dans la promotion de l’intégration et de la croissance mondiales, est aujourd’hui confrontée à de profonds défis. Les négociations commerciales sont paralysées : le cycle de Doha a échoué et les membres restent divisés sur des questions urgentes telles que le climat, le commerce numérique et les subsides. Depuis 2020, l’Organe d’appel est dissous, laissant les différends en suspens et sapant la confiance en le système. Les États-Unis, qui ont toujours été le principal soutien de l’OMC, ignorent désormais ses règles en imposant des droits de douane unilatéraux, tandis que les accords régionaux et bilatéraux se multiplient, fragmentant l’ordre multilatéral et désavantageant les économies les plus faibles. L’article soutient que la survie de l’OMC dépend de sa capacité à dépasser ses dysfonctionnements actuels. Le recours au consensus comme base de prise de décision est devenu une source de paralysie. L’auteur appelle à un recours accru aux accords multilatéraux pour sortir de cette impasse. De plus, les règles commerciales sont obsolètes et doivent être modernisées, en particulier en ce qui concerne les subsides et les nouveaux défis tels que le commerce numérique et le climat. Enfin, le règlement des différends doit être rétabli, que ce soit par la réforme de l’Organe d’appel ou par le renforcement d’alternatives telles que l’Accord multipartite pour l’appel intérim de l’arbitrage. En fin de compte, l’avenir de l’OMC dépend de sa capacité d’adaptation. Cet article soutient que sans un renouveau institutionnel et une volonté d’abandonner des pratiques rigides qui ne sont plus utiles, l’organisation risque de perdre toute pertinence dans un monde où le commerce est de plus en plus régi par les rapports de force plutôt que par des règles.
Resumen
La Organización Mundial del Comercio (OMC), que en su día fue fundamental para fomentar la integración y crecimiento mundiales, se enfrenta ahora a profundos retos. Las negociaciones comerciales están paralizadas: la Ronda de Doha fracasó y los miembros siguen divididos en cuestiones urgentes como el clima, el comercio digital y los subsidios. Desde 2020, el Órgano de Apelación está inactivo, lo que deja sin resolver las disputas y socava la confianza en el sistema. Estados Unidos, históricamente el principal defensor de la OMC, ahora ignora sus normas con aranceles unilaterales, mientras proliferan los acuerdos regionales y bilaterales, lo que fragmenta el orden multilateral y perjudica a las economías más débiles. El artículo sostiene que la supervivencia de la OMC depende de que se supere su actual disfuncionalidad. La dependencia del consenso como base para la toma de decisiones se ha convertido en una receta para la parálisis. El autor aboga por un mayor uso de los acuerdos multilaterales para salir del estancamiento. No solo eso, sino que las normas comerciales están obsoletas y deben modernizarse, especialmente en lo que respecta a las subvenciones y a nuevos retos como el comercio digital y el clima. Por último, debe restablecerse la solución de diferencias, ya sea mediante la reforma del Órgano de Apelación o el refuerzo de alternativas como el Mecanismo Arbitral Multipartito de Apelación Provisional. En última instancia, el futuro de la OMC depende de su capacidad de adaptación. Este artículo sostiene que, sin una renovación institucional y la voluntad de abandonar prácticas rígidas que ya no sirven, la organización corre el riesgo de perder relevancia en un mundo en el que el comercio se rige cada vez más por las dinámicas de poder y no por las normas.

