Abstracts
Abstract
This paper examines the Special Criminal Court (SCC) of the Central African Republic, focusing on its role in the country’s transitional justice framework. Established in 2015, the SCC plays a pivotal role in the country’s transitional justice process. While the Court’s Organic Law leans toward retributive justice, it also envisions reparations for victims. The SCC’s Rules and the country’s Criminal Procedure Law support the Court’s power to issue reparations orders through the “parties civiles” system. Through a doctrinal approach, utilizing textual analysis of case rulings and decisions, the study evaluates the Court’s capacity to offer justice to victims and its effectiveness in awarding reparations. The research highlights key decisions, including the June 16, 2023 judgment that granted financial reparations to victims, the October 23, 2023 ruling on individual and symbolic reparations, and the March 25, 2024 rejection of collective reparations due to cultural opposition from victims. The paper discusses the Court’s challenges in balancing retributive justice with restorative measures, emphasizing the need for external support due to the indigence of the convicted. Findings suggest that while the SCC has made strides in reparations, its capacity to fully realize restorative justice is hindered by financial limitations and procedural challenges. The paper concludes with recommendations to enhance the SCC’s reparative mandate through broader international cooperation.
Résumé
Cet article examine la Cour Pénale Spéciale (CPS) de la République Centrafricaine, en mettant l’accent sur son rôle dans le cadre de la justice transitionnelle du pays. Établie en 2015, la CPS joue un rôle clé dans le processus de justice transitionnelle de la République Centrafricaine. Bien que la loi organique de la Cour soit orientée vers la justice rétributive, elle prévoit également des réparations pour les victimes. Le règlement de la CPS et le Code de procédure pénale du pays soutiennent le pouvoir de la Cour d’émettre des ordonnances de réparations par le biais du système des parties civiles. À travers une approche doctrinale, en utilisant l’analyse textuelle des jugements et des décisions, cette étude évalue la capacité de la Cour à rendre justice aux victimes et son efficacité à accorder des réparations. La recherche met en lumière des décisions clés, notamment le jugement du 16 juin 2023 qui a accordé des réparations financières aux victimes, l’arrêt du 23 octobre 2023 sur les réparations individuelles et symboliques, et le rejet, le 25 mars 2024, des réparations collectives en raison de l’opposition culturelle des victimes. L’article aborde les défis de la Cour pour équilibrer la justice rétributive et les mesures réparatrices, soulignant la nécessité d’un soutien extérieur en raison de l’indigence des condamnés. Les résultats suggèrent que, bien que la CPS ait accompli des progrès en matière de réparations, sa capacité à réaliser pleinement la justice réparatrice est freinée par des limitations financières et des défis procéduraux. L’article se conclut par des recommandations visant à renforcer le mandat réparateur de la CPS par une coopération internationale accrue.
Resumen
Este artículo examina la Corte Penal Especial (CPE) de la República Centroafricana, centrándose en su papel dentro del marco de justicia transicional del país. Establecida en 2015, la CPE desempeña un papel fundamental en el proceso de justicia transicional de la República Centroafricana. Si bien la Ley Orgánica de la Corte se inclina hacia la justicia retributiva, también prevé reparaciones para las víctimas. El reglamento de la CPE y la Ley de Procedimiento Penal del país respaldan el poder de la Corte para emitir órdenes de reparaciones a través del sistema de partes civiles. Mediante un enfoque doctrinal, utilizando el análisis textual de fallos y decisiones, el estudio evalúa la capacidad de la Corte para ofrecer justicia a las víctimas y su efectividad al otorgar reparaciones. La investigación resalta decisiones clave, como la sentencia del 16 de junio de 2023 que concedió reparaciones financieras a las víctimas, la resolución del 23 de octubre de 2023 sobre reparaciones individuales y simbólicas, y el rechazo, el 25 de marzo de 2024, de las reparaciones colectivas debido a la oposición cultural de las víctimas. El artículo discute los desafíos de la Corte para equilibrar la justicia retributiva con las medidas restaurativas, subrayando la necesidad de apoyo externo debido a la indigencia de los condenados. Los resultados sugieren que, aunque la CPE ha logrado avances en las reparaciones, su capacidad para realizar plenamente la justicia restaurativa se ve obstaculizada por limitaciones financieras y desafíos procedimentales. El artículo concluye con recomendaciones para fortalecer el mandato reparador de la CPE a través de una cooperación internacional más amplia.

