Abstracts
Résumé
La problématique de l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle est de plus en plus à l’ordre du jour. Elle fait l’objet de nombreuses recherches, réflexions et plans d’actions. Cette question s’étudie essentiellement autour des axes de l’adéquation et du chevauchement entre les différentes sphères de vie de l’individu. Les études sur l’impact des politiques qui peuvent être mises en oeuvre pour faciliter la conciliation entre elles sont de plus en plus nombreuses. Penser cette dynamique en investiguant uniquement la concomitance et l’aménagement de ces différentes actions nous semble trop restrictif. L’existence d’une dynamique positive ne peut pas se résumer à l’étude de la présence de ces politiques de conciliation. Nous montrerons que la perception du conflit dépend d’un nombre important de facteurs. Cette étude propose d’élargir l’étude des effets des politiques de conciliation sur la perception d’un conflit famille-travail, à l’ensemble des politiques managériales. La possibilité d’être soutenu et reconnu dans sa sphère professionnelle participe au sentiment d’équilibre général et influe sur la perception du conflit travail-famille. Les résultats de l’étude empirique ne confirment pas les hypothèses de travail. Les travailleurs qui disent bénéficier des politiques de conciliation ne témoignent pas d’un conflit moindre que ceux qui disent ne pas en bénéficier. Par contre, plus les travailleurs bénéficient de politiques liés au développement individuel, plus ils confirment la présence d’un conflit travail-famille important.
