Abstracts
Résumé
Cet article interroge en quoi les nouveaux mouvements sociaux peuvent contribuer à une revitalisation du syndicalisme. Quatre lignes de rupture sont identifiées : (i) un parti pris pour une démocratie participative plutôt que représentative ; (ii) pour plus d’organicité et d’inclusion, une représentation élargie plutôt que corporatiste et cloisonnée ; (iii) des modes d’action directe, de l’émotif, du festif et du spectaculaire en opposition aux luttes administrées, au conflit ritualisé ; (iv) altérité politique, passion et utopie, contestation plutôt que régulation. Partant du constat que la mouvance contestataire parvient à catalyser l’énergie de la nouvelle génération militante, dans un contexte où les syndicats semblent bien en peine de jouvence, quatre points d’intersection avec le militantisme jeune sont ensuite mis de l’avant : (i) l’emploi et la précarité ; (ii) la citoyenneté ; (iii) le syndicalisme étudiant ; (iv) la critique artiste. L’article conclut alors sur quelques conditions essentielles pour un ancrage militant auprès des jeunes.
