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Guide bibliographique de la littérature sur la réconciliation entre les peuples autochtones et non autochtones[Record]

  • Marie-Pierre Renaud and
  • Caroline Hervé

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  • Marie-Pierre Renaud
    École d’études autochtones, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et Département d’anthropologie, Université Laval
    marie-pierre.renaud@uqat.ca

  • Caroline Hervé
    Département d’anthropologie, Université Laval et Chaire de recherche sur les relations avec les sociétés inuit
    caroline.herve@ant.ulaval.ca

La Chaire de recherche Sentinelle Nord sur les relations avec les sociétés inuit a réalisé entre 2018 et 2020 une revue de littérature sur la réconciliation. Ce guide bibliographique est le fruit d’une revue de littérature sur la réconciliation dont les objectifs principaux sont 1) de tracer le portrait des recherches en sciences sociales sur la réconciliation avec les peuples autochtones, au Canada et ailleurs dans le monde, et 2) de répertorier les différentes perspectives sur la réconciliation, particulièrement celles de personnes, d’organisations et de gouvernements autochtones. Il rassemble une sélection de sources puisée dans la littérature recensée sur la réconciliation, principalement au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud publiées entre le début des années 2000 à ce jour. Nous entendons par le concept de réconciliation un processus national visant l’établissement de relations plus démocratiques et harmonieuses entre les populations Autochtones et non autochtones et leurs gouvernements : elle doit, au moins sur le plan théorique, entraîner une rupture avec les attitudes colonialistes et paternalistes des gouvernements. Elle peut aussi contribuer à la guérison des séquelles laissées par celles-ci sur les peuples autochtones. Ainsi, nous avons retenu des références traitant de processus de réconciliation nationaux tel que celui entamé au Canada par la création de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVRC). L’Australie a également mené une commission similaire, la National Inquiry into the Separation of Aboriginal and Torres Strait Islander Children from Their Families, et a entamé des processus de réconciliation national qui a notamment mené à la création du « National Sorry Day ». Nous avons aussi considéré des démarches telles que le tribunal de Waitangi, des excuses gouvernementales aux peuples autochtones et d’autres interventions similaires s’inscrivent dans des mouvements de réconciliation nationaux. Bien qu’elles ne fassent pas l’objet de la revue de littérature, nous avons choisi d’inclure des sources portant sur des approches complémentaires ou proposées en alternative à la réconciliation, dont la résurgence est un exemple, lorsque celles-ci émergeaient de notre stratégie de recherche. Deux concepts ont guidé le développement de la stratégie de recherche : « peuples autochtones » et « réconciliation ». Afin d’accéder aux perspectives autochtones sur la réconciliation, il nous a semblé important de ne pas nous limiter à la littérature scientifique et de considérer également la littérature « grise », soit des rapports, des mémoires, des documents produits par des organisations autochtones ou les gouvernements, par exemple, ainsi que du matériel multimédia, des conférences, des billets de blogues, des articles de magazines, des entrevues, et tout autre type de publication pertinente en regard de la question et des objectifs de recherche. Les sources portant sur des approches complémentaires ou proposées en alternative à la réconciliation, dont la résurgence et la décolonisation sont des exemples, ont été incluses lorsque celles-ci émergeaient de notre stratégie de recherche et uniquement lorsque les auteurs tissaient un lien ou un contraste avec la réconciliation. Les résultats de notre recherche illustrent la pertinence de multiplier les démarches de recherche dans différents moteurs et bases de données et de prendre en considération la littérature grise et une variété de types de documents au-delà des textes scientifiques pour accéder aux points de vue de personnes autochtones, généralement rapportés de deuxième main dans les écrits scientifiques. Le présent guide rassemble une sélection des références les plus significatives parmi l’ensemble des sources recensées dans le cadre de la revue de littérature. Dans un souci de complémentarité avec l’introduction du présent numéro traitant de la réconciliation au Canada, nous avons privilégié l’inclusion de références qui n’y figurent pas, offrant ainsi une perspective élargie des résultats …

Appendices