Abstracts
Résumé
Appuyé sur des recherches menées au sein et avec l’aide de la Première Nation Aamjiwnaang, cet article propose deux approches pour développer une pratique écophotographique critique et équitable : une sensibilité aux images qui hantent et l’emploi de méthodes participatives d’analyses du discours visuel, notamment les exercices d’élaborations visuelles. La première approche appelle à un engagement affectif avec les photographies, visant à identifier les représentations qui mettent pleinement en valeur le vivant – compris comme une existence complexe, dynamique et résonnante – plutôt que celles qui se contentent d’exposer une vie. La seconde approche invite les membres de la communauté à réfléchir et à intervenir directement sur des tirages photographiques. Déployées à Aamjiwnaang, ces méthodes ont entraîné des recommandations quant aux images à préconiser pour témoigner des dommages environnementaux causés par l’extractivisme sans pour autant risquer de (ré)inscrire les communautés et les écosystèmes touchés comme étant sacrifiables.
