Abstracts
Résumé
Entre le milieu du xixe siècle et le début de la Deuxième Guerre mondiale, des milliers d’Acadiens des provinces maritimes ont émigré en Nouvelle-Angleterre à la recherche d’emplois et d’expériences nouvelles. L’analyse d’un riche corpus d’entretiens recueillis auprès de migrants d’Argyle, une des deux régions acadiennes du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, et de leurs descendants a révélé la valorisation de traits culturels associés à l’univers acadien. Parmi ceux que certains refusent d’abandonner, le pâté à la râpure, ou « râpure », un plat typique acadien à base de patates râpées, est au premier rang. Cet article, fruit d’une recherche postdoctorale, explore l’attachement à ce plat traditionnel et la place qu’il occupe à partir des témoignages de migrants.
Abstract
Between the mid-twentieth century and the beginning of the Second World War, thousands of Acadians from the Maritime provinces emigrated to New England in search of jobs and new experiences. The analysis of a rich corpus of interviews with migrants from Argyle, one of the two Acadian regions in south-western Nova Scotia, and their descendants has revealed the value of cultural traits associated with the Acadian world. Among those that some refuse to abandon is the pâté à la râpure, or “râpure”, rappie pie, a typical Acadian dish made from grated potatoes, that ranks in first place. This article, the fruit of post-doctoral research, explores the attachment to this traditional dish and the place it occupies, based on the testimonies of migrants.
