Résumés
Abstract
This paper examines the construction of antisemitism and Jewish identity within equity, diversity, and inclusion (EDI) frameworks in Canadian higher education (HE). Using mixed-methods data from a national survey and semi-structured interviews, it explores how Jewish faculty and staff perceive the treatment of Jewish identity and antisemitism within EDI policies, resources, and action plans in Canadian HE. Survey results show low awareness and comprehensiveness of EDI and institutional policies about Jewish identity and antisemitism, and low satisfaction with institutional responses and support. The interview data further elaborates on experiences of dismissal and avoidance and points to the conditional recognition of Jewish identity and antisemitism within EDI. Overall, the study suggests that antisemitism is missing or marginalized in policies and that Jewish identity is only partially recognized. The study positions this marginalization as a feature of EDI and urges institutions to engage meaningfully with these frameworks to make them more inclusive.
Keywords:
- Antisemitism,
- Equity,
- Diversity,
- and Inclusion (EDI),
- Higher Education,
- Sociology
Résumé
Cet article examine la construction de l’antisémitisme et de l’identité juive dans les cadres du programme d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) de l’enseignement supérieur canadien. À partir de données recueillies par méthodes mixtes (enquête nationale et entrevues semi-structurées), il explore la perception du personnel enseignant et administratif juif quant au traitement de l’identité juive et de l’antisémitisme dans les politiques, les ressources et les plans d’action EDI de l’enseignement supérieur canadien. Les résultats de l’enquête révèlent une faible connaissance et une compréhension superficielle des politiques EDI et institutionnelles relatives à l’identité juive et à l’antisémitisme, ainsi qu’une faible satisfaction à l’égard des réponses et du soutien institutionnels. Les données des entrevues mettent en lumière des expériences de rejet et d’évitement et soulignent la reconnaissance conditionnelle de l’identité juive et de l’antisémitisme dans le cadre de l’EDI. En conclusion, l’étude suggère que l’antisémitisme est absent ou marginalisé dans les politiques et que l’identité juive n’est que partiellement reconnue. L’étude considère cette marginalisation comme une caractéristique de l’EDI et exhorte les institutions à s’engager de manière significative dans ces cadres afin de les rendre plus inclusifs.

