Abstracts
Résumé
Les romans de Dominique Fortier brossent un tableau original du continent américain, depuis les solitudes glacées du passage du Nord-Ouest (Du bon usage des étoiles, 2008) jusqu’au soleil de la Martinique (Les larmes de Saint-Laurent, 2010), en passant par la Louisiane et l’Alabama (La porte du ciel, 2011), et par la Nouvelle-Angleterre (Les villes de papier, 2018, Les ombres blanches, 2022 et La part de l’océan, 2024). Dans un premier temps, cette étude se penche sur la place qui est accordée au décor américain dans les trois premiers romans de Fortier, au moyen de la mise en scène d’espaces et de lieux qui sont caractérisés par leur marginalité et leur décentrement. Ces espaces et ces lieux préfigurent l’importance qui est accordée, dans les trois derniers romans publiés par l’auteure, aux écrivains américains du xixe siècle, qu’il s’agisse d’Emily Dickinson, de Herman Melville ou de Nathaniel Hawthorne. Les paysages et les livres en viennent ainsi à former une véritable Amérique de papier, à la fois physique et spirituelle.
Abstract
Dominique Fortier’s novels paint an original tableau of the American continent from the icy solitudes of the North West Passage (Du bon usage des étoiles, 2008), to the sun of Martinique (Les larmes de Saint-Laurent, 2010), via Louisiana and Alabama (La porte du ciel, 2011), and via New England (Les villes de papier, 2018, Les ombres blanches, 2022 and La part de l’océan, 2024). This article begins with a focus on the role of the American setting in Fortier’s first three novels by means of the staging of spaces and locations that are characterised by their marginality and their decentering. These spaces and locations foreshadow the importance the author gives in the first three novels to American writers of the 19th century, whether it be Emily Dickinson, Herman Melville, or Nathanial Hawthorne. The landscapes and the books thus come together to form an authentic America on paper, both physical and spiritual.
Resumen
Las novelas de Dominique Fortier pintan un cuadro original del continente americano, desde las gélidas soledades del paso del Noroeste (Du bon usage des étoiles, 2008) hasta la soleada Martinica (Les larmes de Saint-Laurent, 2010), pasando por Luisiana y Alabama (La porte du ciel, 2011) y por Nueva Inglaterra (Les villes de papier, 2018, Les ombres blanches, 2022 y La part de l’océan, 2024). Al comienzo, este estudio se ocupa del lugar que se otorga al escenario americano en las tres primeras novelas de Fortier, a través de la puesta en escena de espacios y lugares que se caracterizan por su marginalidad y dispersión. Estos espacios y lugares prefiguran la importancia concedida, en las tres últimas obras de la novelista, a escritores norteamericanos del siglo XIX como Emily Dickinson, Herman Melville y Nathaniel Hawthorne. Paisajes y libros vienen a formar una verdadera América en papel, tanto física como espiritual.
