Abstracts
Résumé
Dans Les villes de papier, Les ombres blanches et Quand viendra l’aube de Dominique Fortier, une poésie paysagère et une pensée des lieux s’écrivent à travers la marche des couleurs et le mouvement des marées. Cette poésie et cette pensée échafaudent un univers de sensations croisées qui fait la part belle aux lumières, aux odeurs, aux teintes inattendues, une synesthésie qui se déploie à partir du peu, dans laquelle « les livres s’abreuvent à l’eau des fleurs ». Mais de la salinité du sang à l’invention du bleu, des relevés de terrain qui empruntent au chimiste et au géomètre, aux compositions délicates de l’archiviste et de la biographe, c’est aussi l’après du deuil qui est mis en scène, étalé en couleurs et versé dans l’espace. C’est cette architecture tenace et fragile de l’exhumé et du posthume dont je me propose de retracer la piste dans cette oeuvre qui a pour motifs principaux et le blanc et le pâle, et puis le bleu du chagrin.
Abstract
In Les villes de papier, Les ombres blanches and Quand viendra l’aube by Dominique Fortier, a landscape poetry and an awareness of place address one another through the progression of colours and the movement of tides. This poetry and this mindset construct a universe of interconnected sensations that favours lights, scents, unexpected hues, a synthesis that unfurls from very little in which “books quench their thirst in the water of flowers.” However, from the salinity of blood to the invention of blue, from land surveys that borrow from the chemist and the surveyor to the delicate compositions of the archivist and the biographer, it is also the after mourning that is presented, displayed in colour and flung into space. It is this tenacious and fragile architecture of the exhumed and the posthumous whose traces I propose to follow in this work which has, as its principal motifs, both white and pale, and then the blue of sorrow.
Resumen
En Les villes de papier, Les ombres blanches y Quand viendra l’aube, de Dominique Fortier, la poesía del paisaje y el sentido del lugar se escriben a través de la marcha de los colores y el movimiento de las mareas. Ellos construyen un universo de sensaciones entrecruzadas que privilegia la luz, los aromas y los matices inesperados, una sinestesia que se despliega desde la pequeñez, en la que «los libros beben del agua de las flores». Pero de la salinidad de la sangre a la invención del azul, de los estudios de campo que toman prestado del químico y del geómetra a las delicadas composiciones del archivero y del biógrafo, es también el después del duelo lo que se escenifica, se extiende en colores y se vierte en el espacio. Es esta arquitectura tenaz y frágil de lo exhumado y lo póstumo la que me propongo trazar en esta obra, cuyos motivos principales son el blanco y el pálido, para seguir con el azul de la pena.
