Abstracts
Résumé
À l’heure où la science ouverte s’impose comme un horizon normatif dans les politiques de recherche, cet article propose une lecture critique de ses tensions internes et de ses usages différenciés. En croisant les apports des communs numériques, de la sociologie des sciences et des théories du capitalisme de plateforme, nous analysons comment la science ouverte fonctionne comme un objet-frontière, en étant porteuse de promesses de démocratisation tout en étant traversée par des logiques de standardisation, de marchandisation et de dépendance technologique. À partir d’une cartographie des principaux acteurs de l’écosystème scientifique (éditeurs, plateformes, infrastructures, institutions), nous montrons que l’ouverture des savoirs ne garantit ni leur autonomie ni leur accessibilité équitable. Au contraire, le mouvement doit faire face à de nombreux défis. Ce paradoxe invite à repenser les conditions politiques, techniques et économiques d’une science réellement partagée.
Mots-clés :
- Science ouverte,
- capitalisme de plateforme,
- communs numériques,
- infrastructure,
- alternative
Abstract
At a time when open science is establishing itself as a normative horizon in research policy, this article offers a critical reading of its internal tensions and differentiated uses. By combining the contributions of the digital commons, the sociology of science and theories of platform capitalism, we analyse how open science functions as a boundary object: it holds out the promise of democratisation, but is also subject to standardisation, commercialisation and technological dependency. By mapping the main players in the scientific ecosystem (publishers, platforms, infrastructures, institutions), we show that the opening up of knowledge guarantees neither its autonomy nor equitable accessibility. On the contrary, the movement faces many challenges. This paradox invites the reader to rethink the political, technical and economic conditions for a truly shared science.
Keywords:
- Open science,
- platform capitalism,
- digital commons,
- infrastructure,
- alternative
Resumen
En un momento en que la ciencia abierta se impone como horizonte normativo en las políticas de investigación, este artículo ofrece una lectura crítica de sus tensiones internas y usos diferenciados. Combinando las aportaciones del procomún digital, la sociología de la ciencia y las teorías del capitalismo de plataforma, analizamos cómo la ciencia abierta funciona en tanto que objeto fronterizo: encierra la promesa de la democratización, pero también está sujeta a la estandarización, la comercialización y la dependencia tecnológica. A partir de un mapa de los principales actores del ecosistema científico (editores, plataformas, infraestructuras, instituciones), mostramos que la apertura del conocimiento no garantiza ni su autonomía ni su accesibilidad equitativa. Al contrario, se enfrenta a numerosos retos. Esta paradoja invita al lector a replantearse las condiciones políticas, técnicas y económicas de una ciencia verdaderamente compartida.
Palabras clave:
- Ciencia abierta,
- capitalismo de plataforma,
- procomun digital,
- infraestructura,
- alternativa
Appendices
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