Some features and content are currently unavailable today due to maintenance at our service provider. Status updates

Thématique

L’Alliance en santé mentale du Québec : une stratégie de recherche qui porte fruit[Record]

  • Marc Hébert,
  • Stéphane Guay,
  • Naguib Mechawar,
  • Marc Corbière and
  • Martin Lepage

…more information

  • Marc Hébert Université Laval, Centre de recherche CERVO

  • Stéphane Guay Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal

  • Naguib Mechawar Université McGill, Institut universitaire en santé mentale Douglas

  • Marc Corbière Université du Québec à Montréal Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal

  • Martin Lepage Université McGill, Institut universitaire en santé mentale Douglas

Le Québec possède un atout exceptionnel en santé mentale : 3 instituts universitaires en santé mentale, chacun appuyé par un centre de recherche de pointe. Le Centre de recherche CERVO à Québec, le Centre de recherche Douglas et le Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CR-IUSMM) sont tous affiliés à un Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) et reconnus pour leurs expertises en santé mentale, psychiatrie, neurosciences, ainsi qu’en recherche clinique et psychosociale. Bien que ces instituts aient développé, au fil des ans, des expertises complémentaires, leurs trajectoires ont historiquement évolué en parallèle, avec peu de collaborations structurées entre les centres de recherche. L’Alliance en santé mentale du Québec (ASMQ) est née de la volonté conjointe des directions des 3 centres de recherche de changer cette dynamique. À la suite d’une rencontre stratégique avec la direction du Fonds de recherche du Québec — Santé (FRQS), les 3 directions ont convenu de l’importance de mettre en place une collaboration interinstitutionnelle de recherche ambitieuse. Leur pari : faire converger leurs forces respectives pour accroître l’impact scientifique, clinique et sociétal des recherches en santé mentale. Cette rencontre a jeté les bases d’un partenariat inédit et structurant, officialisé par la création de l’ASMQ. L’existence de réseaux de recherche thématiques au Québec contribue déjà à structurer virtuellement les communautés scientifiques autour de thématiques précises et à favoriser les collaborations ainsi que le partage de connaissances. Toutefois, l’ASMQ se distingue nettement par sa portée stratégique et son ancrage institutionnel. En réunissant 3 centres de recherche et leurs CIUSSS affiliés, elle agit comme un véritable levier de concertation interinstitutionnelle, permettant d’aligner les priorités de recherche, d’harmoniser les pratiques et de structurer des initiatives communes à l’échelle du système. Ce modèle mobilise non seulement les chercheurs, mais aussi les gestionnaires et les décideurs institutionnels, ce qui dépasse largement le cadre habituel des réseaux thématiques. Il favorise l’émergence d’une vision stratégique commune et d’une cohérence opérationnelle qui renforcent la capacité collective d’innovation et d’impact. À notre connaissance, aucun autre modèle de ce type n’existe actuellement au Québec. Lancée officiellement en avril 2024, l’ASMQ est financée à hauteur de 2,2 MCAD (sur 3 ans) par un partenariat tripartite réunissant le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE), la compagnie pharmaceutique Johnson & Johnson Innovative Medicine et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) (FRQ, 2023). Ce financement obtenu du FRQS vise à soutenir un programme collaboratif et structuré autour de 3 axes stratégiques : Ces axes sont soutenus par des principes transversaux clairs : la science ouverte, le codéveloppement avec des personnes ayant une expérience vécue, la transparence, l’équité, le développement durable et le transfert de connaissances. Ce dernier constitue une priorité structurante et transversale pour l’Alliance et mobilise, avec un succès déjà avéré, les chercheurs, les étudiants et les patients partenaires à travers l’ensemble des axes. L’un des constats majeurs en santé mentale est la sous-utilisation des données déjà disponibles. Les données cliniques, biologiques et administratives sont multiples, mais rarement exploitées de façon systématique à des fins de recherche ou d’amélioration des pratiques (Fleury et al., 2018). Sous la direction du CR-IUSMM, et fort de l’expertise acquise avec la Biobanque Signature, une banque de données longitudinales regroupant des échantillons biologiques et des données psychologiques, sociodémographiques et diagnostiques (Cipriani et al., 2024 ; Kerr et al., 2024), l’ASMQ souhaite rendre ces données mieux exploitées, plus accessibles, interopérables et mobilisables. L’outil Neurobagel, conçu pour cataloguer les métadonnées et faciliter l’identification rapide des cohortes pertinentes (Neurobagel - Neurobagel, s. d.), illustre bien cette orientation. Une table …

Appendices