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Introduction : Participation des familles en contexte d’inclusion sociale : une contribution en faveur de la bientraitance des élèves[Record]

  • Jean-Claude Kalubi,
  • Jean-Jacques Detraux and
  • Serge J. Larivée

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  • Jean-Claude Kalubi
    Professeur
    Université de Sherbrooke

  • Jean-Jacques Detraux
    Professeur
    Université de Liège

  • Serge J. Larivée
    Professeur
    Université de Montréal

L’analyse des relations entre l’école et la famille suscite des interrogations insistantes, souvent amplifiées par les médias (Ott, 2006 ; Bouchard et Kalubi, 2006), au sujet des responsabilités des parents et de l’explication des difficultés scolaires de leur enfant. Elle s’inscrit dans une préoccupation générale de recherche de réponses. De nombreuses recherches ont mis en évidence les effets positifs de la participation des parents sur les résultats scolaires ainsi que sur le développement et l’ajustement socioscolaire des enfants (Deslandes et Bertrand, 2004 ; Henderson et Berla, 1994 ; Henderson et Mapp, 2002). Cependant, les conditions permettant la mise en place effective d’une telle participation sont peu explicitées (Crinon et Doré, 1994 ; Bouchard et Kalubi, 2003 ; Doré, Wagner et Brunet, 1996 ; Turnbull, Turnbull, Erwin et Soodak, 2006). En effet, quelques études s’attardent sur l’évolution des rôles des enseignants et des parents dans le contexte d’intégration, d’inclusion ou de collaboration. D’autres, par contre, insistent sur les problèmes récurrents qui semblent se poser dans les relations entre l’école et la famille, de même que les préjugés et stéréotypes, les guerres de reconnaissance, de compétences ou de territoire entre parents et intervenants du milieu scolaire ; des obstacles refont surface et le climat de dysharmonie et de rupture de dialogue s’impose. À cela s’ajoute le manque de formation appropriée et les défauts de préparation du personnel scolaire, des parents ainsi que des élèves présentant des besoins spéciaux. Pour arriver à offrir un meilleur soutien à l’enfant, Humbeeck, Lahaye, Balsamo et Pourtois (dans ce numéro) suggèrent que la famille et l’école identifient d’abord leur territoire respectif afin d’arriver par la suite à définir les zones communes d’intervention. Ce n’est qu’une fois cette clarification effectuée que le dialogue et la collaboration effective pourront réellement s’établir. Plusieurs travaux de recherche ont montré l’intérêt non seulement d’examiner en profondeur les pratiques éducatives des familles, mais aussi de rendre accessible toute pratique alternative leur permettant de mieux communiquer avec les enseignants. Car il est de plus en plus évident qu’aucune solution appliquée unilatéralement (par l’école ou par la famille) ne permet de répondre aux situations d’échecs et de dysfonctionnements en milieux scolaires (Beauregard, dans ce numéro). Les recherches sur la participation des familles ont permis d’émettre plusieurs conclusions significatives, en particulier du point de vue des pratiques d’adaptation scolaire, pour démontrer que la participation familiale contribuerait à la finalité de réussite éducative et de développement intégral déclarée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (1999). Les parents et les enseignants encouragent la promotion d’un climat positif de soutien à l’inclusion. Ils répondent ainsi aux impératifs du chantier théorique de la bientraitance (Miron, 2004 ; Mercier, 2003, 200 ; Detraux, 2002). Cette dernière a été définie par Pourtois, Desmet et Lahaye (2004) comme étant la capacité d’« anticiper, de percevoir et de satisfaire les besoins fondamentaux (de l’enfant) selon les usages et traditions de la communauté d’appartenance » (p. 235). L’attrait de la notion de bientraitance traduit, d’un point de vue lexicologique, une évolution dans l’échelle des valeurs privilégiées et dans la prise de conscience générale de la profondeur des attentes sociales en matière de scolarisation, d’instruction, de qualification et de socialisation. Il s’agit de concevoir les démarches d’éducation comme étant avant tout destinées à consolider un processus visant à produire des résultats à la fois satisfaisants et constructifs. La multiplication des programmes éducatifs centrés sur la bientraitance renforcerait alors l’esprit des mesures préventives et les attitudes de lutte contre les conflits entre les acteurs qui interviennent dans l’éducation de l’élève. De tels programmes pourraient amener parents et enseignants à se questionner au sujet …

Appendices