Abstracts
Abstract
This article examines the obligation of States to cooperate under the United Nations Convention on the Law of the Sea (UNCLOS). The authors analyse all the relevant provisions of the Convention in order to determine the nature and scope of such an obligation. The obligation to cooperate thus enshrined is intricate in nature insofar as it has several facets. This intricacy is reflected in a range of duties to cooperate expressed in a variety of phrases. The latter are sometimes mandatory, sometimes hortatory. In some cases, cooperation is even optional for States Parties. Therefore, the article adopts an extensive approach to the obligation to cooperate. The latter includes the obligation to exchange information and the obligation to negotiate or consult. In this respect, the obligation to cooperate is tricky in nature. On the one hand, the obligation to exchange information is complex because it includes two mandatory sub-obligations: the obligation of publicity and the obligation to notify. On the other hand, there is an ambivalent obligation to negotiate or consult. The article further examines the semantic diversity of relevant UNCLOS provisions, the pursuit of special States’ interests and the paucity of coercive measures against States as potential hindrances to the performance of the obligation to cooperate. The authors recommend solutions to overcome such hindrances. Good faith execution, the reconciliation of State interests with community interests, and the use of countermeasures to induce compliance are respective solutions to these limitations.
Résumé
Cet article examine l’obligation de coopération des États en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). Les auteurs analysent toutes les dispositions pertinentes de la Convention afin de déterminer la nature et la portée d’une telle obligation. L’obligation de coopérer ainsi consacrée est de nature complexe dans la mesure où elle comporte plusieurs facettes. Cette complexité se traduit par une série d’obligations de coopérer exprimées par des expressions variées. Ces dernières sont tantôt impératives, tantôt incitatives. Dans certains cas, la coopération est même facultative pour les États parties. Dès lors, l’article adopte une approche extensive de l’obligation de coopérer. Cette dernière comprend l’obligation d’échanger les informations et l’obligation de négocier ou de consulter. À cet égard, l’obligation de coopérer est de nature complexe. D’une part, l’obligation d’échanger les informations est complexe car elle comprend deux sous-obligations impératives : l’obligation de publicité et l’obligation de notification. D’autre part, il existe une obligation ambivalente de négocier ou de consulter. L’article examine en outre la diversité sémantique des énonciations pertinentes de la CNUDM, la poursuite des intérêts particuliers des États et la rareté des mesures coercitives à l’encontre des États comme autant d’obstacles potentiels à l’exécution de l’obligation de coopérer. Les auteurs recommandent des solutions pour surmonter ces obstacles. L’exécution de bonne foi, la conciliation des intérêts des États avec ceux de la Communauté et l’utilisation de contre-mesures pour inciter à la conformité sont des solutions respectives à ces limitations.
Resumen
Este artículo examina la obligación de los Estados de cooperar en virtud de la Convención de las Naciones Unidas sobre el Derecho del Mar (CNUDM). Los autores analizan todas las disposiciones pertinentes de la Convención para determinar la naturaleza y el alcance de dicha obligación. La obligación de cooperar así consagrada es de naturaleza intrincada en la medida en que presenta varias facetas. Esta complejidad se refleja en una serie de obligaciones de cooperar expresadas en diversas expresiones. Estos últimos son a veces obligatorios, a veces exhortativos. En algunos casos, la cooperación es incluso facultativa para los Estados Parte. Por lo tanto, el artículo adopta un enfoque amplio de la obligación de cooperar. Esta última incluye la obligación de intercambiar información y la obligación de negociar o consultar. En este sentido, la obligación de cooperar es de naturaleza delicada. Por un lado, la obligación de intercambiar información es compleja porque incluye dos subobligaciones obligatorias: la obligación de publicidad y la obligación de notificar. Por otro lado, existe una obligación ambivalente de negociar o consultar. El artículo examina además la diversidad semántica de las disposiciones pertinentes de la CNUDM, la búsqueda de intereses particulares de los Estados y la escasez de medidas coercitivas contra los Estados como posibles obstáculos al cumplimiento de la obligación de cooperar. Los autores recomiendan soluciones para superar estos obstáculos. Así, la ejecución de buena fe, la conciliación de los intereses estatales con los comunitarios y el uso de contramedidas para inducir al cumplimiento se consideran soluciones respectivas a estas limitaciones.

