Abstracts
Résumé
Au cours des cinquante dernières années, la danse adaptée a remis en question l’esthétique de la danse théâtrale normative occidentale. Si le travail des danseurs et danseuses en situation de handicap physique est bien documenté par la recherche et les écrits spécialisés sur la danse, celui des interprètes en situation de déficience intellectuelle (DI) n’a suscité que très peu d’intérêt, et sa contribution dans le domaine aux États-Unis passe inaperçue. Nous avançons que cette lacune est le résultat d’un effacement du handicap où, selon une hiérarchie de la déficience, les handicaps privilégiés en viennent à représenter toutes les expériences du handicap. Dans le cas de la danse adaptée, cet effacement est ancré dans l’hypothèse selon laquelle l’art requiert une intention, et que les danseurs et danseuses en situation de DI n’ont pas d’intention.
