Abstracts
Résumé
Cet essai considère la question du handicap et l’utilisation de la matière corporelle dans l’oeuvre de l’artiste Donald Rodney (1961–1998). En se concentrant sur deux oeuvres, Visceral Canker (1990) et My Mother, My Father, My Sister, My Brother (1997), il aborde la manière dont Rodney a utilisé la peau et le sang humains pour réfléchir aux métaphores politiques, sociales et historiques. L’analyse s’appuie sur la théorie de « l’incarnation complexe » de Tobin Siebers, ainsi que sur des considérations plus larges de la théorie de l’affect. Le sang et la peau ont été historiquement détournés pour construire des idéologies racistes et capacitistes, un fait dont Rodney était profondément conscient de par sa propre expérience en tant que personne Noire avec une maladie chronique. Son utilisation de la matière corporelle fait de ces oeuvres des déclarations à la fois personnelles et politiques.
