Abstracts
Résumé
Le domaine de la conservation-restauration des biens culturels est fondamentalement validiste. Cette pratique repose fortement sur de bonnes capacités motrices et privilégie les publications académiques, laissant peu de place à celleux dont la rhétorique inclut la narration, les émotions, les passions et les croyances. Cette situation ne doit pas rester inchangée. Les professionnelles de la conservation-restauration et des métiers attenants peuvent remodeler leurs pratiques de multiples façons, permettant ainsi d’élargir la définition de la conservation-restauration et l’accès à cette communauté.
En utilisant le mouvement de justice pour les personnes handicapées et le design universel comme cadres de référence, cet article présente comment l’ouverture du domaine de la conservation-restauration au handicap peut l’aider à dépasser son approche curative de soin des objets ; à encourager les interactions physiques, intellectuelles et émotionnelles avec ces derniers par l’usage des plusieurs sens ; ainsi qu’à faire valoir la nécessité de prendre soin des aspects intangibles du patrimoine culturel.
