Abstracts
Résumé
Le point de départ de la réflexion menée est une expérience d’éducation populaire qui a eu une importance cruciale dans mon parcours philosophique. Il s’agit d’une formation au cours de laquelle j’ai été amenée, à ma grande surprise, à créer une conférence gesticulée sur le thème de la place des femmes en philosophie. C’est cela qui m’a permis de conscientiser l’oppression intellectuelle vécue en philosophie du fait de mon genre. Et c’est de cette expérience que je date le renouveau de mon désir de philosopher. Dans cet article, je m’interroge sur ce que cette méthode d’éducation populaire, mais aussi le féminisme qui en a été pour moi le prolongement, peuvent apporter à la philosophie. De quelles façons peuvent-ils contribuer à démasculiniser la philosophie ?
Mots-clés :
- philosophie,
- féminisme,
- éducation populaire,
- Michèle Le Doeuff
Abstract
The initial point of inquiry was a social education experience that played a crucial role in my philosophical career. It was a formation during which I was led, to my amazement, to create a gesticulated conference on the theme of the place of women in philosophy. This experience made me aware of the intellectual oppression experienced in philosophy due to my gender. It’s from this experience that I renew my desire to philosophize. In this article, I explore what this method of social education, and the feminism that for me has been its extension, can bring to philosophy. In what ways can they contribute to demasculinizing philosophy ?
Keywords:
- Philosophy,
- feminism,
- popular education,
- Michèle Le Doeuff

