Abstracts
Résumé
La philosophie de terrain reçoit de plus en plus d’attention dans le monde universitaire actuel. Une question reste pourtant largement ignorée : quel est son lien avec les épistémologies féministes ? Il est étrange de constater le silence des philosophes de terrain à l’égard de cet héritage critique. Pourquoi ce silence ? Est-ce simplement que le pont n’a pas encore été fait et reste à découvrir ? Ou y a-t-il des raisons plus profondes à l’absence de dialogue entre les deux ? Cet article prend ce problème à bras le corps. Bien que les philosophes de terrain partagent un certain nombre de préoccupations avec les épistémologues féministes, la majeure partie d’entre elles et eux continuent de travailler au sein d’un paradigme que nous qualifions de non féministe. C’est pour cette raison que nous jugeons important d’envisager une reconstruction féministe de la philosophie de terrain.
Mots-clés :
- philosophie de terrain,
- épistémologie féministe,
- méthodologie féministe,
- philosophie féministe,
- science féministe,
- recherche féministe,
- épistémologie
Abstract
As field philosophy is gaining greater attention in the current academic world, one issue remains largely ignored : how does it relate to feminist epistemologies ? It is strange to note the silence of field philosophers regarding this critical heritage. Why this silence ? Is it simply that the bridge has not yet been built and remains to be discovered ? Or are there deeper reasons for the lack of dialogue between the two ? In this article, we propose to tackle this problem. Although field philosophers share a number of concerns with feminist epistemologies, most of them continue to work within a paradigm that we call non-feminist. This is why we think it important to consider a feminist reconstruction of field philosophy.
Keywords:
- Field philosophy,
- feminist epistemology,
- epistemology,
- feminist methodology,
- feminist science,
- feminist research,
- feminist philosophy

