Abstracts
Abstract
This article presents a reinterpreted approach to experiential learning (EL) for French as a Second Language (FSL) in Canada, where asymmetrical bilingualism, minority Francophone settings, and widespread multilingualism profoundly shape learner experience. Rather than viewing these sociolinguistic realities as obstacles, the article argues that they can be leveraged for creating meaningful, contextually grounded experiential learning experiences.
The presented approach consists of two complementary components: community-based EL and classroom-based EL, the Discussion Group and Peer Review Summary (DGPRS). Both components are grounded in Kolb’s experiential learning cycle and framed through task-based and genre-based pedagogies. Community-based EL systematically integrates authentic interactions with Francophone communities—whether local, institutional, or digital—directly into the FSL curriculum, thereby expanding learners’ exposure to linguistic diversity and enhancing social value of French. The DGPRS, as a form of classroom-based EL, creates structured opportunities for authentic communication, peer observation, collaborative reflection, and the development of a classroom-based language community, that validates learners as legitimate users of French. Together, these two complementary components foster experiential learning that enhances sociolinguistic competence and learners’ ability to navigate linguistic diversity. This EL approach bridges classroom learning and real-world experience.
Keywords:
- experiential learning,
- DGPRS,
- community-based learning,
- task-based learning,
- genre-based learning,
- FSL in Canada,
- minority settings,
- task-based instruction,
- genre-based curriculum
Résumé
Cet article présente une approche réinterprétée de l’apprentissage expérientiel (AE) pour le français langue seconde (FLS) au Canada, où le bilinguisme asymétrique, les contextes francophones minoritaires et le multilinguisme généralisé façonnent profondément l’expérience des apprenants. Plutôt que de considérer ces réalités sociolinguistiques comme des obstacles, l’article soutient qu’elles peuvent être mobilisées pour créer des expériences d’apprentissage expérientiel pertinentes et ancrées dans le contexte.
L’approche présentée se compose de deux volets complémentaires : l’AE communautaire et l’AE en classe, à travers le dispositif Groupe de discussion et suivi des pairs (GDSP). Ces deux volets s’appuient sur le cycle d’apprentissage expérientiel de Kolb et s’inscrivent dans les approches par tâches et par genres. L’AE communautaire intègre de manière systématique des interactions authentiques avec les communautés francophones — qu’elles soient locales, institutionnelles ou numériques — directement dans le curriculum de FLS, élargissant ainsi l’exposition des apprenants à la diversité linguistique et renforçant la valeur sociale du français. Le GDSP, en tant que forme d’AE en classe, crée des occasions structurées de communication authentique, d’observation par les pairs, de réflexion collaborative et de développement d’une communauté linguistique en classe, qui reconnaît les apprenants comme des utilisateurs légitimes du français. Ensemble, ces deux volets complémentaires favorisent un apprentissage expérientiel qui développe la compétence sociolinguistique et la capacité des apprenants à naviguer dans la diversité linguistique. Cette approche établit un lien entre l’apprentissage en classe et les expériences du monde réel.
Mots-clés :
- apprentissage expérientiel,
- GDSP,
- apprentissage communautaire,
- approche par tâches,
- curriculum fondé sur les genres,
- FLS au Canada,
- contextes minoritaires

