Abstracts
Résumé
Cet article s’intéresse aux blocages qui ont empêché de reconnaître la présence des femmes dans l’histoire des idées de la francophonie canadienne. En effet, s’il existe une histoire intellectuelle riche au Québec et s’il y a une histoire des femmes tout aussi riche dans cette province, on ne peut pas en dire autant de la francophonie canadienne en situation minoritaire, tant du côté de l’histoire intellectuelle que du côté de l’histoire des femmes. À partir de l’exemple de l’écrivaine Marguerite-A. Primeau et de l’étude de son premier roman Dans le muskeg, je tente de montrer comment la littérature peut représenter un matériau riche pour comprendre le monde des idées et comment celui-ci a été réprimé par une culture politique qui a souhaité l’assimilation des francophones. L’oeuvre littéraire apparaît ainsi non seulement comme un espace de création esthétique, mais aussi comme un lieu d’élaboration, de négociation et de mise en récit des tensions identitaires propres aux milieux minoritaires.
Abstract
This article examines the obstacles that hinder the recognition of women’s presence in the history of ideas within Canadian Francophonie. Indeed, while there exists a rich intellectual history in Quebec and an equally rich history of women in the francophone province, the same cannot be said for the Canadian Francophonie, both in terms of intellectual history and women’s history. Using the case of writer Marguerite-A. Primeau as an example, I aim to show how literature can serve as a valuable material for understanding a world of ideas repressed by a political culture that sought the assimilation of francophones.
