Abstracts
Abstract
Reviewers of the 2022 American film Fire Island, directed by Andrew Ahn and written by and starring Joel Kim Booster, have somewhat misleadingly characterized it as a straightforward transposition and modernization of Jane Austen’s Pride and Prejudice (1813). Such characterizations ignore the film’s marked intertextuality, including notable references not only to Amy Heckerling’s 1995 film Clueless, itself an adaptation of Austen’s Emma (1815), but also to Alice Munro’s 2004 short story collection Runaway. Fire Island reveals a complex dialogue with Austen, Heckerling, and Munro, as Booster confronts the declining state of reading culture in his socio-historical moment. Against Austen and Munro and with Heckerling, Booster concludes that the progressive intertwining of high and low culture in our modern moment is finally more to be celebrated than denigrated.
Résumé
Le film américain Fire Island (2022), réalisé par Andrew Ahn et scénarisé par Joel Kim Booster (qui y joue également l’un des rôles principaux), a été décrit de manière quelque peu trompeuse par la critique comme une modernisation et une transposition directe d’Orgueil et préjugés de Jane Austen (1813). Ces interprétations du film négligent son caractère intertextuel marqué : on y trouve de nombreuses autres références, non seulement au film Clueless d’Amy Heckerling (1995), qui est lui-même une adaptation du roman Emma d’Austen (1815), mais aussi au recueil de nouvelles Runaway d’Alice Munro, paru en 2004. Fire Island noue un dialogue complexe avec Austen, Heckerling et Munro, alors que Booster s’interroge sur le déclin de la culture lettrée dans le contexte socio-historique qui est le sien. S’opposant à Austen et Munro et se ralliant à Heckerling, Booster conclut que l’entrelacement progressif de la culture savante et de la culture populaire à notre époque mérite d’être célébré plutôt que dénigré.
