Abstracts
Abstract
The 21st century has brought new attention to the use of music in Ann Radcliffe’s novel, The Mysteries of Udolpho (1794). To date, much of this work focuses on how unknown music evokes the fearful elements of the Gothic. However, reducing key sonic scenes to a sense of fear neglects Emily’s often positive relationship to sound. A re-examination of this seemingly “haunted” music reveals it to be a more ambiguous vessel for the protagonist Emily’s creative projections. Current scholarship also omits full analysis of Emily’s lute, both in the setting of the novel and in Radcliffe’s era. Emily’s lute performances, considered in their historic context and read as an act of resistance, free her from a typical heroine’s depiction of inert interiority. In both cases, considering how Emily creatively listens to and actively performs music reveals productive new tones within the novel.
Résumé
L’utilisation de la musique dans le roman d’Ann Radcliffe, Les Mystères d’Udolphe (Mysteries of Udolpho, 1794) a suscité un nouvel intérêt au xxie siècle. Jusqu’ici, les travaux sur le sujet se sont surtout intéressés à l’évocation, par des musiques inconnues, d’éléments effrayants associés au gothique. Cependant, réduire les principales scènes sonores à un sentiment d’effroi revient à négliger le rapport souvent positif du personnage d’Emily au son. Un nouvel examen de cette musique, « hantée » en apparence, en révèle les aspects plus ambigus, véhiculant les projections créatives de la protagoniste. La recherche a également négligé l’analyse de l’instrument d’Emily, le luth, tant dans le contexte du roman que dans celui de l’époque de Radcliffe. Les performances d’Emily au luth, considérées sous l’angle du contexte historique et comprises comme un acte de résistance, la libèrent de l’intériorité inerte généralement associée à la figure de l’héroïne. L’examen de la manière dont Emily écoute et pratique la musique révèle, dans les deux cas, de nouvelles tonalités au sein du roman.
