Abstracts
Abstract
As eighteenth-century naturalists sought to determine the nature and origins of biological lifeforms, from polyps to primates to people, novelists extrapolated their ideas to other biospheres to imagine how life might develop under differing circumstances and propose their own “systems.” This paper examines two late-eighteenth-century texts that promote a hylozoic cosmogony, in which all matter is animate and life arises from celestial bodies, cycling down to animals, plants, and minerals. These two texts, Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne’s proto-science-fiction epistolary novel Les Posthumes (1796-1802) and François-Félix Nogaret’s dialogue La Terre est un animal (1795), both describe humans, and all other life, as “parasites.” By analyzing these texts through the lens of the philosopher Michel Serres’s concept of parasitism, this paper argues that conceiving of people as parasites can provoke an ecological orientation that decenters the human and brings into relief humans’ relationality with and dependency on other lifeforms.
Résumé
Alors que les naturalistes du xviiie siècle cherchent à déterminer la nature et l’origine des formes de vie biologiques, les écrivains extrapolent leurs idées dans d’autres biosphères, imaginant comment pourrait se développer la vie dans des contextes différents et proposant leurs propres « systèmes ». Cet article examine deux textes du xviiie siècle tardif où s’affirme une cosmogonie hylozoïque, suivant laquelle toute forme de matière est animée et toute forme de vie naît de corps célestes, descendant ensuite vers les animaux, les plantes et les minéraux. Les Posthumes (1796-1802), roman de proto-science-fiction épistolaire de Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne, et La Terre est un animal (1795), dialogue de François-Félix Nogaret, décrivent tous deux les humains, ainsi que les autres formes de vie, comme des « parasites ». En analysant ces textes à la lumière du concept de parasitisme développé par le philosophe Michel Serres, le propos de cet article est de montrer que concevoir les personnes comme des parasites peut éloigner la pensée écologique d’un certain anthropocentrisme, en mettant plutôt l’accent sur la relation et la dépendance des humains aux autres formes de vie.
