Abstracts
Abstract
How far were women writers of the long eighteenth century aware of literary foremothers, of a women’s tradition? Did they seek to build such a tradition and to claim its legacy? This paper begins and ends with two highly personal experiences of relating to literary grandmothers. In between, it looks at homage paid to Restoration writers seen as originators, like Katherine Philips, Aphra Behn, Mary Astell, and others, at allusion and influence, at perceptions of relationship and declarations of alliance sometimes spanning several generations, at both the gradual consolidating and the eroding of knowledge about previous ages, and at attempts by Elizabeth Elstob, Mary Scott, and Elizabeth Ogilvy Benger to order and disseminate this knowledge and to foster the idea of a female literary inheritance.
Résumé
Dans quelle mesure les écrivaines du long xviiie siècle étaient-elles conscientes de l’existence de leurs ancêtres littéraires ? Ont-elles cherché à construire une tradition féminine et à s’en réclamer ? Le début et la fin de cet article évoquent deux expériences très personnelles liées à ce que l’on pourrait nommer des grand-mères littéraires. Dans l’intervalle, on y examine les hommages rendus à des écrivaines de la Restauration considérées comme pionnières, telles que Katherine Philips, Aphra Behn et Mary Astell ; les allusions et les influences, les relations perçues et les alliances déclarées qui s’étendent parfois sur plusieurs générations ; la consolidation graduelle des connaissances sur les époques passées, mais aussi leur érosion ; on s’intéresse enfin aux efforts d’Elizabeth Elstob, Mary Scott et Elizabeth Ogilvy Benger pour ordonner et disséminer ces connaissances, et promouvoir l’idée d’un héritage littéraire féminin.
