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Recensions

Mordechai Cogan, Katharine J. Dell, David A. Glatt-Gilad, Human Interaction with the Natural World in Wisdom Literature and Beyond. Essays in Honour of Tova L. Forti. London, New York, Oxford, New Delhi, Sydney, T&T Clark, Bloomsbury Publishing (coll. « Library of Hebrew Bible/Old Testament Studies », 720), 2023, xxxvi-292 p.[Record]

  • Sébastien Doane

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  • Sébastien Doane
    Université Laval, Québec

Cet ouvrage, en hommage à la professeure Tova Forti, examine la relation entre l’humanité et le monde naturel à travers la littérature de sagesse de la Bible et du Proche-Orient ancien. L’un des thèmes centraux qui se dégage de cet ensemble est celui de l’interconnexion. Plusieurs contributions soulignent comment la littérature de sagesse antique met en lumière l’interrelation entre les humains, les animaux et les plantes. La nature n’est pas simplement présentée comme un décor passif des activités humaines, mais plutôt comme un partenaire actif dans l’existence humaine, suggérant une relation partagée où les actions humaines sont intrinsèquement liées à l’environnement naturel. Cette vision remet en question l’approche anthropocentrique moderne de la nature et incite les lecteurs à reconsidérer leur propre rapport à la Terre à la lumière des préoccupations environnementales contemporaines. La première section de l’ouvrage se concentre sur le monde naturel dans la littérature de la sagesse de la Bible hébraïque. Elle comprend des chapitres sur les plantes des Psaumes 1 et 19, les animaux en Job 38-39, ainsi que des analyses sur les sangsues, les lézards et les lions dans le livre des Proverbes. Elle traite aussi du rapport analogue à la mort chez les humains et les animaux en Qohélet et des animaux du Siracide. La deuxième section explore des livres bibliques qui ne sont pas spécifiquement associés à la littérature de la sagesse, tels que le Cantique des Cantiques, le Lévitique et le Deutéronome. Enfin, la dernière partie s’intéresse au monde naturel dans le Proche-Orient ancien, en analysant des représentations d’animaux aux traits humains dans l’Égypte ancienne, ainsi que des instructions provenant des textes de Shuruppak et d’autres écrits assyriens et hittites. Parmi les contributions notables, deux chapitres méritent une attention particulière. Dans son analyse du « zoo étonnant » en Siracide 11,30, Nuria Calduch-Benages se concentre sur l’usage rhétorique et didactique des images animales pour aborder le comportement humain (p. 85). Ce passage est présenté comme un avertissement concernant les dangers d’une hospitalité accordée aux étrangers, probablement dans le contexte des tensions entre les Judéens en Palestine et la diaspora marquée par la culture hellénistique. Les images d’oiseaux, de loup, de chien et d’ours y sont employées pour décrire les vices des étrangers perçus comme commères, malicieux, escrocs et espions. Calduch-Benages conclut en affirmant que ces images montrent que les humains peuvent adopter des comportements animaux, voire prédateurs, ou en être victimes (p. 97). Bien que l’analyse de la structure du texte soit excellente, ce chapitre souffre d’un manque de réflexion critique sur la manière de concevoir les animaux. L’usage négatif des animaux dans un texte sacré peut avoir des répercussions éthiques sur la perception des animaux dans les mondes des lecteurs. En traitant les images animales du Siracide comme un « outil pédagogique efficace » (ibid.), l’autrice omet de considérer l’impact éthique de ces représentations négatives. De plus, l’emploi du terme « zoo » pour désigner les quatre animaux de ce verset mérite une discussion sur le rapport éthique aux zoos. L’absence d’interaction avec les études animales et la critique idéologique qu’elles permettent constitue une lacune significative. Yael Shemesh, quant à elle, propose un chapitre qui synthétise les attitudes de la Bible hébraïque envers les animaux. Elle souligne la complexité de ces relations, observant que certains textes décrivent l’exploitation des animaux pour se nourrir, se vêtir, se déplacer, ou pour accomplir des tâches agricoles, tandis que d’autres mettent en lumière la proximité entre humains et animaux, allant parfois jusqu’à estomper la frontière entre les deux. Shemesh montre également que, dans une perspective théocentrique, les animaux dans plusieurs textes bibliques jouissent d’une …

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